TUNISIE
26/01/2018 07h:49 CET

L'UGTT ne serait pas contre le départ du gouverneur de la Banque Centrale Chedly Ayari

FETHI BELAID/AFP/Getty Images
The new general secretary of the General Union of Tunisian Workers 'UGTT', Noureddine Taboubi, poses for photographers on the first day of taking his new office at the headquarters of the UGTT on January 30, 2017 in Tunis.Tunisia's UGTT labour union, which played a role in the 2011 uprising that toppled the country's longtime dictator and its post-revolt transition, elected Taboubi on January 26. / AFP / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

En marge d'une réunion de l'UGTT tenue à Nabeul, le secrétaire général de la centrale syndicale Noureddine Taboubi a affirmé ne pas être contre le changement du gouverneur de la Banque centrale Chedly Ayari.

"Chaque début à une fin. Il a fait son temps (...) On le voit aujourd'hui avec la dégradation de la valeur du dinar et à travers la situation de l'économie tunisienne (...) Il est temps que d'autres compétences prennent le relais. (...) Pourquoi pas le changer? Il y a des personnes qui sont habilitées à prendre ces décisions comme le consacre la Constitution, ils peuvent faire ce qu'ils veulent" a commenté Noureddine Taboubi qui semble avoir abandonné l'actuel gouverneur de la BCT.

Ce dernier, en marge d'une séance d'audition face à la commission des Finances à l'Assemblée des représentants du peuple avait affirmé que "la demande de devises est plus forte que l'offre", ce qui peut être très dangereux pour l'économie du pays sans pour autant proposer de solutions.

Concernant la chute du dinar tunisien, le secrétaire général de l'UGTT a fait la comparaison avec l'année 1964 "où le dinar a chuté de 25% ce qui a entrainé la crise de 1965 (...) il faut apprendre de ces expériences du passé surtout dans un contexte économique, social et politique tendu".

Revenant sur les négociations sociales, Noureddine Tabboubi a affirmé que "des négociations sectorielles" auront lieu "au mois de mars prochain" avec l'Union Tunisienne de l'Industrie, du Commerce et de l'Artisanat (UTICA).

"Nous avons également un accord avec le gouvernement pour commencer les négociations sociales concernant le secteur public et la fonction publique au mois d'avril" a rappelé le secrétaire général de l'UGTT avant d'ajouter: "mais vue la situation difficile que vit le pays actuellement et après l'adoption du budget de 2018, nous avons décidé de précipiter ces négociations".

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