TUNISIE
26/01/2018 07h:13 CET

Le président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi s'explique sur sa participation au Forum de Davos

Enchaînant les rencontres en marge du World Economic Forum de Davos, le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, s'est expliqué vendredi sur les ondes d'Express Fm sur sa participation à ce Forum.

Du ministre des affaires étrangères espagnol, Alfonso Dastis, à l’ex-Premier ministre britannique, Tony Blair, en passant par le ministre d'État indien aux Affaires étrangères, Javed Akbar et le chef du gouvernement irakien, Haider Abadi, ainsi que le directeur de Chatham House, Robin Niblett, Ghannouchi a affirmé en avoir profité pour “promouvoir l’image de la Tunisie”.

Alors que la polémique sur sa participation avait enflé ces derniers jours, il explique: "je ne suis pas en train de représenter la diplomatie tunisienne” a martelé Ghannouchi, sur les ondes d’Express Fm. “Je suis président d’un parti” a-t-il rappelé en indiquant que seul Khemaïs Jhinaoui, le ministre des Affaires étrangères, est habilité à parler au nom de l’Etat tunisien et représenter sa diplomatie.

Selon Ghannouchi, il n’y a pas eu de “bouleversement des rôles”. Il a expliqué son implication dans des tractations avec des responsables mondiaux par son intention de vouloir insister sur le regain d’attractivité de la Tunisie et attirer de nouveaux investisseurs. Il a, d’ailleurs, souligné la nécessité de profiter de la réussite de l’expérience tunisienne pour drainer de nouvelles opportunités au pays. “La Tunisie constitue un point lumineux et bénéficie d’un grand rayonnement qu’il faut préserver et fructifier” a-t-il dit.

S’agissant des coulisses de ses entretiens, le leader d’Ennahdha a indiqué avoir abordé des sujets relatifs à la possibilité d’ouvrir des canaux avec certains pays ou territoires à l’instar de l’Irak, du Kurdistan, de l’Indonésie et de la Malaisie.

Il a dévoilé, d’autre part, les coulisses de sa rencontre avec l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair. Cette dernière s’est portée principalement sur l’état des lieux du monde arabe, l’affaire palestinienne et les vecteurs à mettre en place pour améliorer le secteur public. Et d’ajouter que Blair a promis de visiter prochainement la Tunisie et de faciliter les relations d’affaires entre les deux pays.

À sa quatrième participation, Ghannouchi a estimé que ce Forum économique ressemble à un gigantesque think tank dans lequel des personnalités de premier plan économiques et politiques se réunissent pour partager leurs réflexions et exposer les problèmes majeurs qui touchent le monde entier tels que les problèmes environnementaux, le capitalisme, la détérioration de la classe moyenne et la dégradation des économies du tiers monde. Pour lui, c’est une occasion idéale pour échanger les idées, s'intéresser aux causes mondiales tout en faisant la promotion de l’image du pays.

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