TUNISIE
25/01/2018 05h:55 CET | Actualisé 25/01/2018 06h:00 CET

5% des jeunes tunisiens sont à la tête d'une entreprise: Pourquoi cette "crainte" de l'entrepreneuriat?

Klaus Vedfelt via Getty Images
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Décortiquer les raisons qui poussent les jeunes Tunisiens à opter pour la fonction publique, ou encore à être un simple salarié dans le privé, plutôt que de se lancer dans l’entrepreneuriat, une question à laquelle va essayer de répondre l'Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES), à travers une étude complète qui permettra aux jeunes de mieux décider de leur avenir.

Dans une déclaration accordée à Mosaique FM, Rami Mahfoudh, responsable au sein de l'ITES, a indiqué qu'il existe une certaine mentalité bien ancrée chez les jeunes diplômés, qui fait qu'ils ont systématiquement tendance à préférer un poste au sein de la fonction publique. Résultat: aujourd'hui, 5% seulement des jeunes Tunisiens dirigent leurs propres entreprises.

"Le problème est que le jeune Tunisien voit la fonction publique comme la seule solution, la solution la plus sûre. Pourquoi ne pas être son propre patron? C'est de là que commence notre étude sur 'les jeunes et le leadership en Tunisie' " déclare Rami Mahfoudh.

Mahfoudh a également souligné que l'étude se penchera sur les difficultés auxquelles fait face le jeune Tunisien au moment de vouloir lancer son propre projet.

La mission de l'ITES sera donc de définir les obstacles, et de fournir un ensemble de conseils pour mieux orienter les jeunes vers l'entrepreneuriat.

En marge d'une rencontre avec des jeunes diplômés chômeurs de Denden, le chef du gouvernement Youssef Chahed a annoncé que parmi les solutions au chômage se trouvaient les initiatives privées: "On a un projet de loi pour favoriser l'auto-entrepreneuriat" a-t-il indiqué.

Il a également annoncé le lancement du programme "Nouvelle génération promoteurs". Avec ce projet, "l'État tunisien garantira certains projets pendant 3 ans en matière d'environnement, d'équipements, d'infrastructures, de constructions..." a-t-il dit avant d'ajouter qu'avec ce projet: "chacun pourra aller voir la Banque tunisienne de solidarité et obtenir un prêt qui peut atteindre les 150.000 dinars et l'État lui garantira sur les 3 ans la somme de 600.000 dinars" au sein d'un "marché cadre".

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