TUNISIE
23/01/2018 12h:26 CET

Dans un article publié par The Independent, un Anglais appelle les touristes à venir découvrir les sites romains en Tunisie

Richard I'Anson via Getty Images

Le journal britannique The Independent a publié l'histoire d'un touriste anglais qui s'était rendu en Tunisie, et avait été visiblement émerveillé par les ruines des sites romains, situés non loin de la capitale.

Nick Redmayne décrit avec beaucoup de détails les sites qu'il a visité, affirmant dans une sorte d'appel adressé aux touristes, "qu'il y a autant de plaisir à découvrir l'héritage romain que de s'allonger sur les plages tunisiennes."

Il estime également que la chute du tourisme côtier suite aux attentats de Sousse, a permis de mettre en avant le riche patrimoine archéologique de la Tunisie, longtemps négligé.

Nick commence son aventure par la visite du site romain le plus célèbre de Tunisie: Carthage. Il dénonce cependant l'état de "la citadelle de Didon", victime de négligence de plusieurs années, en plus du développement moderne de la ville.

Il souligne également la proximité de plusieurs autres sites romains de la capitale, qui ne nécessitent pas plus de deux heures pour s'y rendre, et qui sont tout aussi beaux et impressionnants. Nick s’intéresse au site de Dougga, un site classé au patrimoine mondial de l'UNESO. Selon Chawki Latrach, le guide touristique de Nick, ce dernier est le premier touriste anglais que Chawki accompagne sur le site de Dougga, en sept ans.

Du haut de la colline, Nick, comme il le dit, bouche bée, découvre un "vrai Pompéi tunisien", une petite cité bien conservée qui d'ailleurs a été considérée par l'UNESCO comme la ville romaine la mieux conservée d'Afrique du Nord.

"Je me tenais sur un trottoir sculpté il y a 2000 ans et conçu de façon à être dans la direction du vent, ce même vent qui souffle aujourd'hui, toujours dans la même direction" écrit Nick.

Nick décrit ensuite sa visite au site archéologique de Bulla Regia, situé au nord-ouest de la Tunisie, plus précisément dans le gouvernorat de Jendouba. Le site est célèbre pour ses maisons romaines souterraines, conçues pour protéger les habitants de la chaleur, et abrite également des mosaïques romaines remarquablement bien préservées.

"Mais Bulla Regia se situe hors de la zone verte, dans la zone orange, indiquée par le Foreign Office" écrit Nick, indiquant que l'assurance ne couvre pas cette zone car le site se situe près des frontières avec l'Algérie et n'est pas considéré comme "très sûr", mais dit-il, "il n'y a pas de quoi s'alarmer, car je n'ai pas remarqué de différences entre les deux zones".

Par chance, Nick tombe sur une équipe d'archéologues britanniques de l'université de Manchester, qui étaient en train de déterrer un squelette humain, dans un endroit qui abritait au cours du quatrième siècle une église et un cimetière.

Le touriste anglais décrit par la suite sa visite au musée du Bardo, lieu du premier attentat de 2015 dont le bilan était de 22 victimes. Il cite son guide, Chawki, qui était présent le jour de l'attentat et qui n'était jamais revenu au musée jusqu'à ce jour.

"Les plages tunisiennes retrouveront leur place parmi les destinations touristiques, mais en attendant, la Tunisie dispose d'un héritage romain à découvrir absolument, et qui n'attend que l'attention des touristes" conclut Nick.

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