TUNISIE
23/01/2018 08h:18 CET

"Il est impossible de modifier la loi de Finances avant 6 mois", déclare le député d'Ennahdha Slim Besbes

Zoubeir Souissi / Reuters
Tunisia's Finance Minister Slim Besbes gestures as he speaks with Reuters journalists in Tunis November 15, 2012.Tunisia's government will need about 7 billion dinars ($4.4 billion) of loans and aid next year as it proceeds with a costly plan to compensate former political prisoners freed by the 2011 revolution, Besbes said. Picture taken November 15, 2012. REUTERS/Zoubeir Souissi (TUNISIA - Tags: BUSINESS)

Dans une déclaration à Mosaique FM, le député d'Ennahdha, Slim Besbes, a affirmé qu'il est tout à fait possible de réviser certains textes de la loi de Finances 2018, et que ce ne serait pas une première dans l'histoire du pays.

Besbes a par ailleurs indiqué qu'il est impossible d'apporter des changements immédiats, car le gouvernement ne dispose pas assez de recul par rapport aux résultats des nouvelles mesures, et qu'il faudra au moins six mois pour décider d'une modification, quelle qu'elle soit.

"La loi de Finances n'est pas le Coran, il est tout à fait possible de la modifier, s'il y a vraiment une volonté politique de le faire" a-t-il déclaré.

Les mesures d'austérité venues dans la loi de Finances 2018 avaient provoqué un mécontentement général qui a abouti en début de l'année à des émeutes et des actes de vandalisme un peu partout dans le pays. Ces manifestations ont duré plusieurs jours, suscitant des critiques aussi bien locales, qu'internationales.

Des mouvements et des partis politiques avaient appelé à abandonner la loi de Finances, alors que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, essaye de calmer les esprits, assurant que 2018 sera la dernière année difficile pour la Tunisie.

Ces mesures visent essentiellement à réduire le déficit budgétaire pour atteindre les 4,9% à la fin de l'année 2018.

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