MAROC
22/01/2018 13h:00 CET | Actualisé 22/01/2018 13h:02 CET

Aux Pays-Bas, l'extrême droite manifeste contre la "discrimination" à l'égard des Hollandais

Yves Herman / Reuters
Far-right Dutch politician Geert Wilders addresses a press conference in Brussels, Belgium, November 3, 2017. REUTERS/Yves Herman

PAYS-BAS - Le leader de l'extrême droite hollandaise Geert Wilders, à la tête du Parti pour la liberté (PVV), a manifesté dimanche 21 janvier à Rotterdam contre "l'islamisation" des Pays-Bas et les "discriminations faites contre les habitants hollandais ordinaires" rapporte l'AFP.

Au cours de la manifestation, qui a eu lieu deux mois avant les élections gouvernementales aux Pays-Bas, ce dernier a notamment déclaré: "Nous vivons ici, pas au Maroc, nous ne vivons pas en Turquie ou en Arabie Saoudite, mais à Rotterdam, aux Pays-Bas" rapporte l'agence de presse française. "Ici ce sont nos règles qui comptent. Je veux vous dire que les Pays-Bas ne sont pas un pays islamiste", a continué Geert Wilders.

Un évènement qui n'a pas mobilisé grand monde, comme le montre cette image publiée sur Twitter:

"Comme prévu, la manifestation "Le Pays-Bas est nôtre" de Geert Wilders à Rotterdam est échec. Au mieux quelques 600 à 700 personnes, dont au moins 100 "importées" de Belgique, dans le cadre de la délégation du VP (Vlaams Belang, parti d'extrême droite flamand, ndlr) de Filip Dewinter."

Le leader du parti d'extrême droite est connu pour ses propos controversés contre la communauté marocaine des Pays-Bas. Au cours de la campagne législative de 2017, qui a vu son parti, pourtant favori, arriver en troisième place du scrutin, le responsable politique a multiplié les propos polémiques évoquant, entre autres, la "racaille marocaine", lors d'un meeting.

En décembre 2016, il a été reconnu coupable de discrimination pour avoir promis "moins de Marocains" lors d'un discours prononcé à La Haye en 2014. Ce dernier a depuis fait appel de cette décision comme le rappelle l'AFP. Il avait également promis de "désislamiser" les Pays-Bas si son parti remportait les élections.

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