TUNISIE
21/01/2018 08h:04 CET

Le ministère de l'Intérieur décide d'assurer la protection de Hamma Hammami

NurPhoto via Getty Images
Hamma Hammami (C), leader of the Popular Front, gestures and chant slogans, as he attends the celebration of the 7th anniversary of the Tunisian revolution, the seven-year anniversary of the overthrow of the 23-year dictator President Ben Ali, held on Avenue Habib Bourguiba in the capital Tunis, Tunisia, on January 14, 2018. (Photo by Chedly Ben Ibrahim/NurPhoto via Getty Images)

Le porte-parole du Front populaire (FP), Hamma Hammami, a déclaré, samedi, avoir été informé de la décision du ministère de l'Intérieur de lui assurer une protection sécuritaire à lui, à son domicile, lors de ses déplacements ainsi qu'aux sièges du Front et du Parti des travailleurs.

Hamma Hammami a été informé de cette décision lors d'une rencontre hier avec le directeur général de la sûreté nationale.

Dans une déclaration à l'agence TAP, le porte-parole du FP a rappelé que cette décision intervient après avoir été informé jeudi par la brigade nationale de recherche dans les crimes terroristes de l'existence de sérieuses menaces d'assassinat à son encontre.

Selon lui, ces menaces interviennent dans le cadre d'une campagne de diffamation menée contre le Front par des parties de la coalition au pouvoir, notamment le chef du gouvernement, le président et les députés du Mouvement Ennahdha.

Il a, toutefois, précisé que des parties officielles aussi bien de la présidence de la République que du ministère de l'Intérieur avaient démenti que le FP soit impliqué dans les actes de violence et de vandalisme survenus récemment dans plusieurs régions du pays.

L'unité de recherche dans les crimes terroristes d'El Gorjani avait convoqué, jeudi, Hamma Hammami, pour lui annoncer qu'il fait l'objet de menaces d'assassinat.

Le porte-parole du FP a été entendu par la brigade en présence du président du bloc populaire, Ahmed Seddik, en qualité d'avocat.

Hammami a, notamment, été entendu concernant les menaces dont il avait fait l'objet lors des derniers mouvements de protestation observés dans le pays.

Il est à rappeler que Radhia Nasraoui, militante et épouse de Hamma Hammami, avait débuté en juillet dernier, une grève de la faim, accusant le gouvernement d'avoir changé le mode de protection rapprochée de son mari Hamma Hammami et ce en réaction "aux attitudes et aux positions prises par son mari notamment en ce qui concerne son appel à l'organisation d'élections législatives et présidentielle anticipées".

"Ils veulent se débarrasser de Hamma" avait-elle déclaré.

Après un mois et demi de grève, Radhia Nasraoui y avait mis fin, affirmant prendre cette décision après l'insistance d'organisations de la société civile, de personnalités politiques et d'amis pour qu'elle mette fin à sa grève.

A la même période, l'ami de longue date de Hammami, député des Bouches du Rhône et président du groupe "La France Insoumise" à l’Assemblée Nationale de la République française, Jean Luc Mélenchon, avait appelé le président de la République Béji Caid Essebsi à garantir la sécurité du leader du Front populaire.

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