MAROC
18/01/2018 08h:05 CET | Actualisé 18/01/2018 08h:07 CET

Trump annonce les vainqueurs de ses "Fake news awards", Internet crie à la fake news

Carlos Barria / Reuters
U.S. President Donald Trump speaks at the "Conversation with Women of America" meeting event at the White House in Washington D.C., U.S., January 16, 2018. REUTERS/Carlos Barria

ÉTATS-UNIS - C'était un round supplémentaire dans le long combat qui oppose Donald Trump à la quasi-totalité des médias américains. Ce 17 janvier, le président des États-Unis avait prévu de dévoiler en fin de journée les vainqueurs des "Fake news awards", un classement établi par ses soins et par ceux de ses équipes des médias qui ont transmis les informations les plus erronées et "malhonnêtes" à son égard au cours de sa première année de mandat.

Sauf qu'une mésaventure de dernière minute est venue ternir cette annonce, très largement décriée outre-Atlantique par les défenseurs de la liberté de la presse et du 1er amendement de la constitution américaine, qui la garantit justement. En effet, le site Internet qui hébergeait les résultats n'a pas supporté l'affluence amenée par le tweet du président.

Pendant 45 minutes, les internautes ont ainsi dû se contenter d'une page d'erreur. Et forcément, nombre d'entre eux se sont empressés de se moquer du président américain, criant... à la fake news.

"Effectivement, ce sont bien des fake news."

"FAKE NEWS: le site du parti républicain ne fonctionne pas."

"Et voilà ce que j'ai eu quand j'ai cliqué sur le lien des fake news awards"

Pour en revenir aux prix, Donald Trump et ses proches avaient donc sélectionné des titres d'articles qui se sont finalement révélés faux ou qui ne correspondent pas à l'image que veut renvoyer l'exécutif américain de la politique qu'il mène. Un classement des dix plus grosses "fake news" est ainsi disponible, dominé par CNN (4 mentions), le New York Times (deux mentions), ABC News, le magazine Time, le Washington Post et Newsweek (tous les quatre cités une fois).

En tête de ce classement figure par exemple un billet de l'économiste Paul Krugman publié par le New York Times et qui assure que "l'économie américaine ne se remettra jamais de l'élection de Trump". Viennent ensuite différentes affirmations de la presse américaine comme le fait que la première dame polonaise n'ait pas serré la main du président américain et surtout de nombreuses captures d'écran de Fox News, le seul média qui trouve grâce aux yeux de Trump, s'en prenant au reste des médias américains.

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