TUNISIE
16/01/2018 07h:29 CET

La Tunisie pourrait être retirée de la liste des paradis fiscaux dès la semaine prochaine, selon le journal Les Echos

MarianVejcik via Getty Images
Judges wooden gavel with EU flag in the background. Symbol for jurisdiction.

Selon un article publié par le quotidien économique français Les Echos, la Tunisie pourrait être retirée de la liste des 17 paradis fiscaux, et ce dès la semaine prochaine.

Comme l'avait précisé en décembre l'ambassadeur de l'Union Européenne en Tunisie, Patrice Bergamini, la liste des paradis fiscaux établie par l'UE n'est pas définitive et le retrait des pays dépend des efforts déployés par ceux-ci, dans la lutte contre l'évasion fiscale. Il avait également affirmé être très confiant quant à la l'issue des négociations avec la Tunisie.

Le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, avait aussi exprimé la même position, assurant que la situation de la Tunisie sera très prochainement réexaminée, à l'occasion de la prochaine réunion des ministres des Finances de l'Union Européenne, le 23 janvier de ce mois.

Ainsi, selon Les Echos, qui cite un document de Reuters, huit des dix-sept pays pourraient être prochainement retirée de la liste noire. Ces pays seraient selon la même source, la Tunisie, le Panama, la Corée du Sud, Les Emirats arabes unis, la Mongolie, Macao, Grenade et Barbade.

Selon le journal français, depuis l'émission de la fameuse liste noire, plusieurs pays auraient avancé dans les négociations et se seraient engagés dans des réformes de leurs lois, ce qui ne leur permettrait pas pour autant d'échapper à la surveillance, mais pourrait leur permettre de passer sur la liste grise, celle des 47 pays s'étant engagés à réformer leurs systèmes fiscaux, et qui seront suivis de près tout au long de la période qui vient. Ils feront par la suite l'objet d'un point, en juin 2018.

Il y aurait également des pays qui auraient soumis des propositions de réformes à la toute dernière minute, ce qui n'a pas empêché de les mettre sur liste noire, car selon Les Echos, l'UE n'a pas trouvé le temps d'examiner lesdites propositions.

Selon le journal français, retirer aussi rapidement des pays de la liste noire porterait atteinte à la crédibilité de l'initiative prise par l'UE, qui selon les experts européens, avait envoyé un signal fort. De leurs côté, les représentants de l'UE estiment que la crédibilité de l'initiative ne réside pas dans le nombre de pays mis sur liste noire, mais dans la capacité de l'Union à suivre de près, le bon respect des engagements faits par les pays concernés.

Le 5 décembre 2017, la Tunisie avait intégré la liste noire des 17 paradis fiscaux, établie par l'Union Européenne. Cette décision a suscité indignation et colère du peuple ainsi que du gouvernement, qui avait appelé l'UE à revenir sur sa décision dans "les plus brefs délais".

Une lettre ouverte publiée par The Financial Times a même été signée par une douzaine d'investisseurs, diplomates, économistes et journalistes, européens pour la plupart, qui avaient réclamé haut et fort, que "la Tunisie n'est pas et n'a jamais été un paradis fiscal".

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