MAROC
16/01/2018 06h:15 CET

Amnesty International exige la libération "immédiate" de la Palestinienne Ahed Tamimi détenue par Israël

Ammar Awad / Reuters
Amnesty International exige la libération "immédiate" de la Palestinienne Ahed Tamimi détenue par Israël

DÉTENTION - L’organisation des droits de l’Homme Amnesty International a exigé, lundi 15 janvier, la libération "immédiate" de la jeune militante palestinienne Ahed Tamimi, détenue depuis près d'un mois par Israël pour avoir frappé des soldats israéliens.

"Les autorités israéliennes doivent libérer une militante palestinienne âgée de 16 ans, qui encourt jusqu'à 10 ans de prison en raison d'une altercation avec des soldats israéliens en Cisjordanie occupée le mois dernier", a indiqué Amnesty International dans un communiqué.

L’ONG, qui accuse les autorités israéliennes d’infliger un traitement "discriminatoire et inhumain" aux enfants palestiniens, souligne que "rien de ce qu'Ahed a fait ne saurait justifier le maintien en détention de cette adolescente de 16 ans", ajoutant que les autorités israéliennes "doivent la libérer sans délai".

Lundi 15 janvier, les autorités israéliennes ont prolongé de deux jours la détention de la jeune palestinienne. La justice doit se prononcer ce mercredi sur son maintien en prison jusqu'à son procès, qui pourrait avoir lieu dans plusieurs mois, ou sa libération provisoire.

Ahed Tamimi a été arrêtée le 19 décembre, quelques jours après la diffusion d'une vidéo filmée avec un téléphone portable où elle apparaît se défendant et tentant d'éloigner des soldats israéliens près de sa maison dans le village de Nabi Saleh. Elle risque 10 ans de prison pour 12 chefs d’inculpation.

Pour sa part, la directrice adjointe du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International, Magdalena Mughrabi, a souligné que "sur la vidéo montrant l’adolescente non armée s’opposer à deux soldats armés portant un équipement de protection, on voit qu'elle ne posait aucune menace réelle et que sa sanction est totalement disproportionnée".

Selon sa famille, Ahed a aussi enduré plusieurs transferts physiquement épuisants de la prison au tribunal en compagnie d'autres détenus mineurs, sans avoir accès à des toilettes. Amnesty International précise également que les autorités israéliennes ont menacé 20 autres membres de la famille Tamimi, affirmant qu'ils pourraient se voir interdire de résider à Nabi Saleh.

Par ailleurs, l'ONG a relevé que l'armée israélienne poursuit des centaines de mineurs palestiniens devant des tribunaux militaires pour mineurs chaque année.

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