TUNISIE
12/01/2018 11h:45 CET | Actualisé 12/01/2018 11h:55 CET

Tunisie: Reporters Sans Frontières dénonce "les pressions" sur des journalistes lors de la couverture des troubles sociaux

SergeyIT via Getty Images
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L'ONG internationale Reporters Sans Frontières (RSF) a publié un communiqué, vendredi, afin de dénoncer les pressions exercées sur des journalistes lors de la couverture des mouvements sociaux qui ont éclaté dans le pays récemment.

RSF cite le cas d'un journaliste du journal français Libération, Mathieu Galtier, qui a été convoqué au poste de police après avoir couvert les manifestations de Tebourba. "Sans présenter aucun document justificatif, les policiers l’ont contraint à les suivre au poste, où il a été interrogé pendant près d’une heure. La police a notamment cherché à obtenir des informations sur ses contacts", a rapporté RSF.

L'ONG se réfère également à la confiscation par un policier du téléphone d'un journaliste de Tunisia Review, Nadim Bouamoud, qui était en train de diffuser une vidéo en direct.

“Ces violations de la liberté d’informer commises par des représentants des forces de l’ordre sont inadmissibles pour un État démocratique comme la Tunisie. Les journalistes doivent pouvoir couvrir librement les manifestations qui ont lieu actuellement dans le pays. Nous appelons les autorités à ne pas entraver leur travail", a appelé Yasmine Kacha, directrice du bureau Afrique du Nord de RSF.

L'ONG internationale rappelle que la Tunisie occupe le 97ème rang dans le classement mondial de la liberté de la presse de RSF en 2017.

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