TUNISIE
12/01/2018 04h:04 CET | Actualisé 12/01/2018 04h:05 CET

Tunisie: Retour au calme après plusieurs nuits de tension

Zoubeir Souissi / Reuters
Riot police clash with protesters during demonstrations against rising prices and tax increases, in Tunis, Tunisia, January 10, 2018. REUTERS/Zoubeir Souissi

La nuit a été globalement calme en Tunisie contrairement aux précédentes a affirmé le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khellifa Chibani sur les ondes de plusieurs radios.

"Il y a une baisse du nombre de mouvements nocturnes" a-t-il indiqué ajoutant qu'il n'y au "aucun acte de vandalisme ou de vol" de toute la soirée.

"Ce n'est que le début (...) j'espère qu'on arrivera au calme plat" a-t-il souhaité.

151 personnes ayant participé aux actes de vandalisme ou de vol lors des nuits précédentes ont été placées en détention lors de la journée du jeudi a indiqué Khelifa Chibani: "Au total depuis le 08 janvier, 778 personnes ont été placées en détention".

Parmi les personnes arrêtées, on recense 16 takfiristes note le porte-parole du ministère de l'Intérieur: "Il y' en a eu deux à Nefza qui ont été à l'origine de l'incendie du poste de police, de la municipalité, de la fourrière municipale et de la recette des Finances. Ils étaient placées sur la liste des personnes dangereuses. L'un d'entre eux faisait même l'objet d'une assignation à résidence" a-t-il noté.

Revenant sur l'âge des casseurs, Khelifa Chibani affirme que "statistiquement leur moyenne d'âge est pour 31,53% des personnes arrêtées comprise entre 15 et 20 ans. 54,95% ont entre 21 et 30 ans. 11,71% ont entre 31 et 40 ans et 1% des personnes arrêtées ont plus de 40 ans".

"À 15 ans on devrait préparé ses devoirs, pas être dans la rue la nuit (...) Ça prouve qu'ils ont été instrumentalisés. Dans certains endroits, les pneus et les pierres étaient prêts dès l'après midi" a-t-il ajouté.

Au total selon Khelifa Chibani, il y a eu 96 agents de police blessés, 87 voitures policières cassées, 156 motos saisies volées, sans compter les nombreux établissements publics volés ou brûlés.

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