TUNISIE
15/01/2018 09h:57 CET | Actualisé 15/01/2018 10h:16 CET

Entre satisfaction et frustration, ce rapport dresse l'évolution de la perception des Tunisiens de la situation du pays

Zoubeir Souissi / Reuters
Tunisians demonstrate against a bill that would protect those accused of corruption from prosecution on Habib Bourguiba Avenue in Tunis, Tunisia, May 13, 2017. REUTERS/Zoubeir Souissi

Une étude d'opinion publique menée par l'International Republican Institute (IRI), a établi l'évolution de la perception des Tunisiens, des différents problèmes que vit le pays depuis la révolution.

Les avis évoluent au fil des années, et sont souvent partagés. Entre ceux qui se disent satisfaits et ceux qui dénoncent, ceux qui se sentent concernés, et ceux qui sont indifférents, le rapport donne une idée globale sur l'état d'esprit des Tunisiens par rapport aux différentes difficultés, mais aussi par rapport aux avancées réalisés durant ces sept dernières années.

S'agissant de la situation générale du pays et de ce que les Tunisiens en pensent, on voit bien que le pessimisme prime. En novembre 2017, plus de 80% des sondés pensent que le pays va dans la mauvaise direction, contre seulement 13% qui pensent le contraire.

Les seuls pics d'optimisme ont été pendant la période entre octobre 2011 et janvier 2012, probablement suite aux toutes premières élections après la révolution, et l’enthousiasme généré par cette expérience démocratique, nouvelle aux Tunisiens. Ensuite, un nouveau pic d'optimisme est perçu entre octobre 2013 et Janvier 2014, probablement suite à la fin du règne de la Troïka, de la mise en place d'un dialogue national, et l'arrivée du gouvernement technocrate de Mehdi Jomâa, ramenant avec lui un nouveau souffle.

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Enfin, un petit élan d'optimisme apparait en mai 2016, probablement grâce à l'arrestation de plusieurs hommes d'affaires, dans le cadre de la campagne de lutte contre la corruption, déclenchée par le chef du gouvernement durant la même période.

Les principaux problèmes de la Tunisie, selon les sondés

Entre juin 2015 et novembre 2017, une question a été régulièrement posée aux Tunisiens, à savoir: Quel est selon vous, le plus gros problème auquel la Tunisie fait face?

Ainsi, en juin 2015, le taux de chômage était la principale préoccupation des Tunisiens, suivie du terrorisme vers la fin de la même année, qui était considéré comme le plus grand problème du pays, suite aux attentats sanglants de 2015.

Entre mai 2016 et avril 2017, le chômage revient comme principal problème du pays, avant que la situation économique et financière n'occupe en novembre 2017 la première préoccupation des Tunisiens.

Les élections municipales et la politique étrangère du pays n'ont jamais été considérés comme un problème, durant la période de ce sondage.

Les conflits inter-partis, ainsi que la corruption, sont par contre, de plus en plus considérés comme des problèmes auxquels la Tunisie fait face. Ainsi, la préoccupation des Tunisiens concernant la corruption a pratiquement doublé entre juin 2015 et novembre 2017.

Sur le plan local, la plupart dénoncent un problème de chômage, de prix élevés, de pollution et d'infrastructure. Toutefois, les problèmes économiques gardent la primauté dans les préoccupations des communautés locales.

Comment évalueriez-vous la situation économique actuelle et future du pays ?

Entre mars 2011 et novembre 2017, la perception de la situation économique de la Tunisie a bien changé. En effet, il y avait en 2011 un certain équilibre dans les différentes opinions, avec certes, une majorité (46%) qui considérait que la situation était "assez mauvaise", 25% pensaient qu'elle était "assez bonne", et seulement 20% estimaient qu'elle était "très mauvaise".

Ce quasi-équilibre n'est plus d'actualité en 2017. Selon l'IRI, l'appréciation de la situation économique a radicalement changé à partir de 2013, et la majorité (68%) estime actuellement que la situation est "très mauvaise", contre seulement 10% qui pensent qu'elle est "assez bonne".

Depuis décembre 2016, plus personne n'estime que la situation économique est "très bonne", contrairement à 2011, là où 4% des sondés le pensaient.

En avril 2017, 18% des sondés considéraient que la situation économique et financière du pays allait empirer en 2018. Ce chiffre a représenté le plus haut niveau de pessimisme quant à l'avenir du pays, mais qui est maintenant à son taux le plus faible, avec 12% qui estiment que la situation empirera, contre 31% qui pensent qu'une relative amélioration sera accomplie en 2018. 25% considèrent cependant, que la situation économique restera au même point.

Comment décrieriez-vous votre situation économique actuelle? Et quelles sont les choses que vous jugez prioritaires ?

En dépit de la détérioration de la situation économique et financière, ainsi que les problèmes que le gouvernement doit gérer, en 2017, la moitié des Tunisiens disent être "à l'abri du besoin, avec suffisamment de ressources pour vivre, mais pas assez pour vivre confortablement". D'autre part, un taux non-négligeable, 26%, disent "avoir des difficultés à se nourrir et nourrir leurs familles, souvent incapables d’accéder aux produits de première nécessité."

18% déclarent que leur situation "leur permet de s'offrir de nouveaux vêtements, ou de manger dans des restaurants, mais pas souvent", alors que seulement 6% se disent aisés, sans vraiment avoir de problèmes d'argent.

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Les priorités des Tunisiens ont elles aussi varié entre 2015 et 2017. Selon l'IRI, l'écart entre la prospérité économique comme priorité absolue, et la démocratie, s'est nettement rétréci entre 2015 et 2017. Ainsi, de plus en plus de Tunisiens accordent de l'importance à une gouvernance démocratique, aux dépens de la prospérité économique.

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Quant à la perception du pouvoir en place, la majorité (39%) pense qu'il s'agit d'une "fausse démocratie", alors qu'une minorité (9%) considère le régime comme "totalement démocratique". 31% estiment cependant que le système n'est pas du tout démocratique. Cette perception n'a pas vraiment changé depuis 2013, avec des taux qui sont restés pratiquement les mêmes.

Le rendement des différents gouvernements

Dans le rapport de l'IRI, les gouvernements comparés sont seulement ceux de Habib Essid et de Youssef Chahed. Ainsi, les gouvernements de Habib Essid jouissent d'une plus grande popularité que ceux de Youssef Chahed. Selon le rapport, le gouvernement le moins apprécié entre 2015 et 2017 est le premier gouvernement de Chahed, avec 41% des sondés qui estiment sa performance "très mauvaise", 27% la trouvent "assez mauvaise", tandis que seulement 1% la considèrent comme "très bonne". Le rapport montre par contre une certaine appréciation du deuxième gouvernement Chahed, celui de septembre 2017.

D'une façon plus générale, et indépendamment de la nature des gouvernements, l'écrasante majorité des sondés, soit 76%, trouvent "très bien" ou "assez bien" le travail de l'État dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

S'agissant de la lutte contre le terrorisme, 49% estiment que le gouvernement fait "assez bien" sont travail, et 25% sont très satisfaits de son rendement. Là aussi, la majorité des sondés sont globalement satisfaits en matière de lutte anti-terroriste.

Du côté de la lutte contre la corruption, les avis sont partagés. Ainsi, 54% en sont plus ou moins satisfaits, alors que le reste estime "assez mauvais" ou "mauvais" le rendement du gouvernement à ce niveau, et 4% se sont abstenus de répondre.

À propos de la politique économique et des mesures prises en faveur de l'investissement, la majorité (34%) estime que le rendement est "assez bon", avec néanmoins, un taux non-négligeable (26%) de sondés qui le trouvent "très mauvais".

Les efforts déployés dans la création d'emplois sont également sujet à critiques. 40% des sondés trouvent le rendement du gouvernement à ce niveau "très mauvais", contre seulement 8% de sondés satisfaits.

La moitié des sondés est cependant partagée entre ceux qui trouvent "assez bonne" la politique gouvernementale en matière de

Comparant le rendement des ministères à celui du parlement, les taux se rejoignent et sont pratiquement les mêmes. Ainsi, près de 70% des sondés estiment que ceux-ci ne leur apportent absolument rien, bien qu'un petit penchant en faveur des ministères est visible. Les députés sont par contre de moins en moins appréciés entre juin 2015 et novembre 2017, avec une majorité qui estime que ceux-ci ne leurs apportent rien.

Du côté du degré de satisfaction par rapport aux services publics, la prévalence va à la sécurité, suivie du transport, la distribution de l'eau, l'électricité, l'éducation, la gestion des déchets, la santé, les services sociaux, la protection de l'environnement, et en dernier lieu, les infrastructures de transport.

Les instances gouvernementales

Le rapport a également étudié l'avis des Tunisiens sur les différentes instances gouvernementales qui sont nées après la révolution, à l'instar de l'INLUCC, l'IVD, la HAICA, et l'ISIE.

Ainsi, l'Instance Nationale de Lutte Contre la Corruption (INLUCC) jouit de la plus grande popularité, en comparaison aux autres instances. En effet, concernant l'INLUCC, 70% en expriment un avis "favorable" ou "assez favorable", tandis que 10% n'y sont pas du tout favorables. 14% se sont abstenus de répondre.

L'Instance Vérité et Dignité (IVD) bénéficie elle aussi d'une bonne popularité auprès des Tunisiens, avec 54% qui en expriment un avis "favorable" ou "assez favorable", et 20% d'abstentions.

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La Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), dispose quant à elle de la plus petite popularité, avec 48% d'avis "favorables" ou "assez favorables", tandis qu'un quart des sondés n'a pas souhaité donner un avis là-dessus.

Quant à l'Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE), 56% y sont "favorables" ou "assez favorables", alors que 21% n'ont pas souhaité se prononcer.

Quelles priorités le gouvernement devrait adopter?

En novembre 2017, le chômage est jugé comme devant être la première priorité du gouvernement, suivi de l'amélioration du niveau de vie, la lutte contre la corruption, les réformes économiques, la jeunesse, la sécurité, la lutte anti-terroriste, l'amélioration des services publics, les réformes sociales, le développement régional, le service postal, et en dernier lieu, l'organisation d'élections municipales.

Pour atteindre ces priorités et arriver à concrétiser les objectifs, la plupart des sondés estiment que la première solution est la réduction de la corruption, suivie du soutien de l'investissement et des PME, la réduction des dépenses inutiles du gouvernement, la réduction du nombre de ministres et secrétaires d’État, la réduction de la subvention de certains produits de consommation, l'amélioration du système de collecte des taxes, la sollicitation davantage de soutien étranger, et en dernier lieu, l'augmentation des taxes.

À la question du rôle de la religion dans la politique, de plus en plus de Tunisiens estiment que "les règles de l'Islam doivent être les fondements de toutes les loi et politiques", alors que le taux de ceux qui estiment que la religion doit être totalement absente de la politique est resté pratiquement inchangé entre 2014 et 2017.

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Quant à ceux qui estiment que les principes de l'Islam doivent être pris en considération, mais ne doivent pas constituer les seules bases de l'élaboration des lois, ils sont passés de 51% en 2014 à 37% en 2017.

Les droits des femmes

S'agissant des défis à relever pour améliorer l'intégration de la femme dans la vie politique, les sondés estiment que le premier défi est le manque d'opportunités, suivi du manque d'argent, des traditions, du manque d'éducation, des problèmes de sécurité, de l'approbation familiale, du manque de formation et d'assistance, et des lois islamiques.

Quant aux support du gouvernement aux droits des femmes, les avis ont nettement changé en l'espace de deux ans. En effet, le taux des personnes qui pensent que l’État fait tout ce qu'il faut dans la promotion des droits des femmes, est passé de 29% en 2015 à 43% en 2017.

Toujours dans les droits des femmes et l'égalité des sexes, 63% se disent "totalement contre" la proposition d'égalité dans l'héritage faite par le président Béji Caid Essebsi le 13 août dernier. 25% se déclarent "totalement pour", tandis que 10% sont partagés entre ceux qui sont "moyennement pour" et ceux qui sont "moyennement contre". 2% n'ont pas d'avis sur le sujet.

La plupart des sondés qui supportent la proposition du président sont des femmes, tandis que la majorité qui s'y oppose est composée d'hommes. Par ailleurs, 52% des femmes sondées se disent "totalement contre", 33% affirment être "totalement pour", 12% sont "moyennement pour" ou "moyennement contre", et 3% ont refusé de répondre à la question.

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Du côté des hommes, 75% disent être "totalement contre" la proposition du président, et 16% sont "totalement pour". Le reste est divisé entre ceux qui sont "moyennement pour" et ceux qui sont "moyennement contre".

Béji Caid Essebsi avait également annulé la circulaire interdisant le mariage d'une Tunisienne à un non-musulman. À l'égard de cette décision, le rapport indique que 65% s'y opposent totalement, 18% la supportent totalement, alors que 15% sont "moyennement pour" ou "moyennement contre". Selon le rapport, 65% des femmes s'y opposent totalement, et seulement 19% la supportent totalement. Il indique également que 64% des hommes s'y opposent totalement, et 18% la supportent totalement.

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Quant à la loi sur la lutte contre la violence faite aux femmes, adoptée en juillet dernier par l'Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), 49% se déclarent indifférents, 12% se disent très concernés par cette loi, 30% sont moyennement concernés, et 6% se disent "moyennement indifférents".

Selon ce rapport, 66% des sondés supportent totalement ladite loi, alors que seuls 8% s'y opposent totalement.

Décentralisation et élections municipales

À la question "connaissez vous le processus de décentralisation, qui figure dans la constitution de 2014?", 69% déclarent "ignorer totalement son existence", 10% affirment en être parfaitement informés, et 17% indiquent qu'ils en sont moyennement informés.

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Quant à l'autonomie administrative et financière des collectivités locales, 28% pensent que celle-ci mènera à de meilleurs services, 26% estiment qu'une meilleure communication entre gouvernement et citoyens en résultera, 25% affirment que cela réduirait la corruption, et 23% trouvent que cette autonomie entraînera une amélioration de l'économie.

S'agissant des intentions de vote aux élections municipales, plus de la moitié des sondés ont affirmé en novembre 2017 qu'ils comptent "très probablement" ou "probablement" aller voter, tandis que le taux de ceux qui comptent s'abstenir de voter ne cesse d'augmenter, passant de 25% en novembre 2015, à 33% en novembre 2017.

La plupart des personnes sondées (68%) estiment par ailleurs que les citoyens peuvent influencer le gouvernement s'ils font plus d'efforts, tandis que 28% pensent qu'il est difficile d'arriver à le faire.

Selon le rapport, 47% des sondés ont affirmés être déjà enregistrés pour les élections municipales, 20% ne se sont pas encore enregistrés mais comptent le faire, et 28% ne sont pas enregistrés et ne comptent pas le faire.

Toujours selon l'IRI, parmi ceux qui ont accepté de répondre, Nidaa Tounes occupe la première place dans les intentions de vote pour les élections municipales (19%), dépassant largement Ennahdha qui vient deuxième (8%), suivi du Front Populaire (7%), le Courant Démocrate (6%), Tayar el Mahaba, Afek Tounes et Machrou Tounes (3% chacun).

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42% ont cependant refusé de révéler leurs intentions de vote.

La corruption

La corruption est très souvent considérée comme un obstacle majeur à l'avancement du pays, dans tous les domaines. Comme cité précédemment, bon nombre de sondés considèrent la lutte contre la corruption comme devant être une priorité absolue pour l’État.

Le rapport de l'IRI s'est d'abord penché sur le comportement des Tunisiens dans leurs relations avec les institutions publiques et les procédures administratives, leur posant une simple question, à savoir: À quel point vous considérez important d'avoir une ou des connaissances au sein du gouvernement?

Ainsi, plus de la moitié des sondés estiment qu'il est très important de disposer d'une relation au sein d'une administration gouvernementale, 16% pensent que c'est "assez important", 10% trouvent que c'est "relativement accessoire", tandis que 14% n'y accordent aucune importance.

La campagne de lutte contre la corruption déclenchée en mai dernier par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, aussi fait l'objet d'une question de la part de l'IRI. Aux personnes ayant affirmé être satisfaites de cette campagne, celle-ci a demandé "pourquoi ce sentiment de satisfaction?".

Ainsi, 25% se sentent satisfaits parce que, disent-ils, le gouvernement est en train de réduire la corruption dans le pays, 17% se disent satisfaits car le gouvernement déploie des efforts pour lutter contre ce fléau, 11% se déclarent satisfaits car ils voient des résultats concrets à la suite des multiples arrestations. 5% disent que c'est parce qu'il s'agit d'une bonne initiative, et 4% trouvent que la lutte contre la corruption contribue à l'amélioration de la situation générale du pays.

La même question a été posée aux "insatisfaits" et "moyennement insatisfaits". 47% ne sont pas satisfaits car ils trouvent que cette campagne "ne donne pas de résultats", 19% pensent que "le chef du gouvernement n'est pas sérieux dans sa lutte contre la corruption", 9% affirment que la corruption existe toujours autant, 7% considèrent que davantage d'efforts doivent y être déployés, 2% dénoncent un manque de transparence, et 1% est partagé entre ceux qui déclarent ne pas avoir confiance dans le gouvernement, et ceux qui pensent que les plus corrompus n'ont pas été dérangés.

S'agissant de la loi de réconciliation administrative promulguée le 24 octobre dernier, par le président Béji Caid Essebsi, 70% se disent "totalement indifférents" à son égard, 7% se déclarent "moyennement indifférents", 14% se considèrent "moyennement concernés", alors que 5% seulement se déclarent "très concernés".

Pour ce qui est de soutenir ou de s'opposer à cette loi, 42% s'y opposent totalement, 9% sont "moyennement contre", 24% la soutiennent totalement, tandis que 20% lui accordent un soutien moyen.

À la question "dans le cas où un parti politique adopte les idées du mouvement "Manich Msamah", seriez vous enclin à voter pour lui lors des élections municipales?", 18% ont déclaré qu'il est "très probable" qu'ils votent pour ce parti, 22% disent que c'est "probable", 13% ont déclaré que c'est "peu probable", et 30% affirment qu'il est "très peu probable". 18% ont refusé de répondre à cette question.

Il est à rappeler que cette campagne est venue protester contre la de réconciliation économique et financière, devenue plus tard loi de réconciliation administrative, et a été lancée en mai 2017, par une marche dans la capitale.

Plusieurs participants du Front populaire, du Courant démocratique, du Parti républicain, de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme et de l’Association des femmes démocrates étaient présents à cette marche.

Méthodologie

  • Les dernières données de ce rapport ont été recueillies du 23 novembre au 3 décembre 2017, au moyen d'entrevues directes avec les sondés.
  • L'échantillon a été de 1202 Tunisiens, âgés de 18 ans et plus.
  • L'échantillon représentatif assure une répartition proportionnelle entre les 24 gouvernorats de Tunisie; une division proportionnelle des catégories urbaines et rurales; et la répartition proportionnelle selon le sexe et le groupe d'âge; selon les données les plus récentes de l'Institut national de la statistique.
  • La marge d'erreur globale est de plus ou moins 2,88%.

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