TUNISIE
11/01/2018 13h:16 CET

Une grande partie des élites du Front populaire vit encore dans les années 80 affirme le ministre de l'Investissement, du développement et de la coopération internationale

ASSOCIATED PRESS
New Tunisian employment minister Ziad Ladhari, of the Islamist Ennahda Party, listens to the Tunisian Prime Minister Habib Essid delivering his speech at the national assembly in Tunis, Wednesday, Feb.4, 2015. The government faces a confidence vote in parliament on Wednesday, which it is expected to pass. The new government faces a battle against high inflation and high unemployment. (AP Photo/Hassene Dridi)

Invité à la radio Mosaïque Fm pour commenter l'actualité, le ministre de l'Investissement, du développement et de la coopération internationale Zied Laadhari a défendu le chef du gouvernement Youssef Chahed indiquant que celui-ci était "visé personnellement" par les derniers actes de vandalisme.

"Il y a des gens qui visent Youssef Chahed personnellement (...) et qui visent la coalition au pouvoir" a indiqué Laadhari ajoutant que les personnes derrières les actes de vandalisme visent également "le gouvernement et donc la stabilité du pays".

Selon lui, ceux qui exigent le développement et l'investissement ne peuvent pas faire appel à la rue: "la rue est une entrée vers l'anarchie. L'exercice démocratique doit être encadré et doit reposer sur certaines conditions".

Pour lui, ceux qui disent que le gouvernement a échoué sont des personnes qui "vivent dans l'esprit révolutionnaire primitif à savoir tout détruire pour après tout reconstruire (...) Nous ne pouvons pas accepté ça!" a-t-il indiqué ajoutant qu'il s'agit d'un "discours anarchique et populiste primitif" dont il faut se débarrasser visant le Front Populaire.

"Il y a une grande hypocrisie (du Front Populaire). Il n'y a pas de prise de responsabilité par le Front populaire qui a démontré qu'une grande partie de ses élites n'a pas encore quitté les années 80" a-t-il déploré avant d'ajouter: "Malheureusement il y a des gens qui pensent qu'en pourrissant la situation du pays, ils en profiteront politiquement. Quand le Front populaire appelle à prendre la rue alors qu'on va vers des élections (municipales) dans 3 mois, qu'est ce que ça veut dire?" s'est-il interrogé appelant le Front populaire à tendre la main au gouvernement et à être une force de proposition.

Zied Laadhari a également regretté une "campagne visant à porter la confusion chez l'opinion publique (...) alors que le pays a besoin d'un discours apaisé".

Malgré les protestations, il a affirmé que la loi de Finances 2018 ne sera pas retirée par le gouvernement: "L'État est fort et le gouvernement prendra sa responsabilité et ne reviendra pas dessus parce que certains casseurs sont sortis dans la rue" ajoutant que le chef du gouvernement annoncera au moment opportun une série de mesures sociales.

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