ALGÉRIE
11/01/2018 11h:48 CET

600 personnes arrêtées depuis le début des émeutes en Tunisie

TOPSHOT - Tunisian security forces detain a protester in the Ettadhamen on the outskirts of Tunis late on January 10, 2018, after price hikes ignited protests in the North African country. 
More than 200 people have been arrested and dozens of police hurt during clashes in Tunisia, the interior ministry said, as anger over austerity measures spilt over into unrest
 / AFP PHOTO / FETHI BELAID        (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)
FETHI BELAID via Getty Images
TOPSHOT - Tunisian security forces detain a protester in the Ettadhamen on the outskirts of Tunis late on January 10, 2018, after price hikes ignited protests in the North African country. More than 200 people have been arrested and dozens of police hurt during clashes in Tunisia, the interior ministry said, as anger over austerity measures spilt over into unrest / AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Plus de 600 personnes ont été arrêtées depuis lundi, a indiqué jeudi le ministère de l'Intérieur tunisien à la suite des heurts qui ont éclaté depuis trois nuits consécutive entre forces de l'ordre et jeunes dans plusieurs villes de Tunisie.

Les troubles ont éclaté lundi alors que s'approche le septième anniversaire de la révolution tunisienne, qui réclamait travail et dignité et a entraîné la chute du dictateur Zine el Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011.

Depuis lundi, les troubles se déroulent essentiellement le soir et la nuit. Quelques manifestations pacifiques ont par ailleurs lieu de jour.

Jeudi midi, plusieurs dizaines de chômeurs se sont rassemblés dans le centre de Sidi Bouzid, ville pauvre du centre du pays d'où était parti le soulèvement de fin 2010, selon un correspondant de l'AFP.

Le mouvement de contestation contre la hausse des prix a été lancé en début d'année par la campagne "Fech Nestannew" ("Qu'est-ce qu'on attend", ndlr). Ses militants ont appelé à un nouveau rassemblement jeudi en fin d'après-midi à Tunis pour réclamer la libération des manifestants pacifiques. Il a aussi appelé à une mobilisation vendredi.

Les pillages et émeutes nocturnes ont obligé l'armée à se déployer autour de nombreuses banques, sièges des impôts et autres bâtiments sensibles.

Le gouvernement s'est jusque là montré ferme, condamnant le "vandalisme" et accusant les manifestants d'être manipulés par l'opposition.

Mercredi, 328 personnes ont été arrêtées pour des vols, pillages, incendies volontaires et blocages de route commis au cours des derniers jours, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Khalifa Chibani.

Mais selon M. Chibani, "l'intensité des violences a diminué par rapport aux jours précédents".

Cela porte à plus de 600 le nombre de personnes interpellées depuis lundi. Mardi, 237 personnes avaient déjà été arrêtées, et 44 la veille, selon la même source.

La Tunisie est sous état d'urgence depuis plus de deux ans --une mesure prise après une série d'attaques jihadistes-- et les forces de l'ordre disposent de pouvoirs d'exception.

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