MAROC
10/01/2018 07h:08 CET | Actualisé 10/01/2018 10h:08 CET

Le Maroc veut inscrire l'art du Malhoun sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité

Le Maroc veut inscrit l'art du Malhoun sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité
A3 Communication
Le Maroc veut inscrit l'art du Malhoun sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité

CULTURE - L'art du Malhoun pourrait bientôt être inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco.

C'est en tout cas le souhait du ministre de la Culture et de la Communication, Mohamed Laaraj, qui a indiqué, mardi à Rabat, que son département œuvre en partenariat avec l’Académie du Royaume du Maroc à l’élaboration du dossier de candidature auprès de l'Unesco.

Cette inscription permettrait de "faire perpétuer, mettre en valeur ce patrimoine culturel immatériel du Maroc et favoriser son rayonnement", a souligné le ministre lors de la rencontre. "Cet art authentique marocain est un patrimoine civilisationnel et culturel national et une fierté pour les Marocains, vu qu’il fait partie de leur identité et leur culture et contribue au raffinement des relations sociales et à l'instauration de la cohésion sociale", a-t-il indiqué.

"L’art du Malhoun n’est pas uniquement une pratique artistique mais il est lié à toutes les étapes de l’histoire du Maroc et se manifeste à travers les différents aspects de la vie moderne", a encore relevé le ministre.

De son côté, le président des commissions du Malhoun et membre de l’Académie du Royaume du Maroc, Abbas El Jirari, a rappelé que l’académie s’est attelée depuis douze ans à rassembler ces recueils (poèmes de "Chioukhs"), dispersés un peu partout au Maroc et a publié, en 2017, le dixième recueil poétique (Diwane).

"Le comité de l’Encyclopédie du Malhoun poursuivra ses recherches pour que l’art du Malhoun soit inscrit à l’Unesco comme patrimoine universel", a-t-il dit, faisant savoir qu'un "comité de l’anthologie" a été mis en place pour protéger ce patrimoine culturel.

Lors de la publication du dixième recueil poétique en mai dernier, le secrétaire perpétuel de l'Académie du Royaume, Abdeljalil Lahjomri, avait déjà exprimé son souhait de faire rentrer cet art dans le patrimoine immatériel de l'Unesco.

"Cet art du Malhoun est authentiquement marocain, mais il est surtout authentiquement populaire", confiait M. Lahjomri au HuffPost Maroc. "Les chansons de Nass Al Ghiwane, par exemple, s'inspirent de ces poèmes. À partir de là, on s'est dit qu'il fallait défendre cet art au niveau national, mais aussi au niveau international, et l'inscrire comme patrimoine universel de l'humanité".

Le Maroc compte déjà six traditions culturelles inscrites sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité: le moussem de Tan Tan, l'espace culturel de la place Jemaa el-Fna à Marrakech, le festival des cerises de Sefrou, la diète méditerranéenne, l'argan et les pratiques et savoir-faire liés à l’arganier, et enfin la fauconnerie.

Dernière inscrite en date, la Taskiwin, danse martiale du Haut-Atlas occidental, qui figure sur la liste du patrimoine immatériel nécessitant une sauvegarde urgente.

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