TUNISIE
08/01/2018 08h:13 CET | Actualisé 08/01/2018 08h:15 CET

"Nidaa Tounes a demandé un remaniement ministériel" lors de la dernière réunion des signataires de l'Accord de Carthage selon Ben Ticha

Invité de la matinale de Shems Fm, le conseiller politique du président de la République Noureddine Ben Ticha a affirmé que lors de la réunion des signataires de l'Accord de Carthage, le parti Nidaa Tounes a demandé un remaniement ministériel.

"Le parti Nidaa Tounes a demandé un remaniement ministériel, pas radical ou en profondeur. Ce n'est pas la première fois que le parti Nidaa Tounes exprime cette idée. Il a plusieurs fois demandé à ce que le gouvernement soit le reflet des élections législatives de 2014" a affirmé Noureddine Ben Ticha.

Interrogé sur le retrait d'Afek tounes de l'Accord de Carthage et de son impact sur celui-ci Noureddine Ben Ticha a préféré minimiser indiquant qu'il ne s'agit pas d'un retrait total mais d'un "retrait conditionné": "Le document de Carthage ne dépend pas essentiellement des partis politiques signataires, mais de son esprit, de l'idée qu'elle incarne" a-t-il indiqué ajoutant que "si un ou deux partis souhaitent remettre en cause l'accord de Carthage, c'est de leur droit".

Selon lui, les principes de l'Accord de Carthage n'ont pas changé, "et c'est là l'essentiel" a-t-il martelé.

Revenant sur la campagne "Fech Nestanaou" dont plusieurs activistes contestant la hausse des prix ont été arrêtés ce week-end, le conseiller politique du président de la République a indiqué qu'il n'y a pas une intention de réprimer ces manifestations: "Nous sommes en démocratie, et il est du droit des citoyens de manifester" a-t-il affirmé.

Pour lui, dans toutes les démocraties, il y a deux choses à respecter dans l'organisation de mouvements de protestations: "Il faut d'abord l'organisation de la manifestation (...) Il peut y avoir des veillées nocturnes dans les démocraties mais pas de manifestations" la nuit a décrit Ben Ticha avant d'ajouter: "Et même quand elles se passent en journée, il faut qu'elles soient autorisées, qu'il y ai une demande déposée dans ce sens, que les autorités sachent quand est-ce qu'elle commence, le lieu de la manifestation...".

"Nous ne sommes plus en dictature où les gens n'avaient pas la liberté de manifester, pour sortir dans les rues et brûler des pneus. Après 7 ans, nous aurions dû dépasser cette étape" expose Ben Ticha.

"Dans les manifestations, il y a toujours des casseurs et ce n'est pas qu'en Tunisie" a-t-il commencé avant d'ajouter concernant la campagne "Fech Nestanaou": "À ce jour, il n'y a eu aucune arrestation, ou des arrestations de quelques petites heures puis ils ont été relâchés (...) Vous ne pouvez donc pas me parler de vague d'arrestations ou de jugements".

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.