TUNISIE
06/01/2018 19h:00 CET

Donald Trump répond à ceux qui s'inquiètent de sa santé mentale en se vantant d'être "un génie très stable"

US President Donald Trump speaks during a retreat with Republican lawmakers at Camp David in Thurmont, Maryland, January 6, 2018. / AFP PHOTO / SAUL LOEB        (Photo credit should read SAUL LOEB/AFP/Getty Images)
SAUL LOEB via Getty Images
US President Donald Trump speaks during a retreat with Republican lawmakers at Camp David in Thurmont, Maryland, January 6, 2018. / AFP PHOTO / SAUL LOEB (Photo credit should read SAUL LOEB/AFP/Getty Images)

ÉTATS-UNIS - La sortie ce vendredi 5 janvier du livre "Fire and Fury: Inside the Trump White House", qui plonge dans les coulisses de la Maison Blanche, était dans tous les esprits outre-Atlantique. Y compris dans celui du président américain, qui a réagi au portrait très peu glorieux qui est peint de lui sur 336 pages.

A travers de nombreux témoignages, majoritairement anonymes, Michael Wolff y décrit un Donald Trump allergique à la lecture, enfermé dans sa chambre dès 18H30, les yeux rivés sur ses trois écrans de télévision, multipliant les appels à un petit groupe d'amis sur lesquels il déverse "un flot de récriminations", allant de la malhonnêteté des médias au manque de loyauté de son équipe.

Le journaliste, contributeur régulier dans The Hollywood Reporter et USA Today, fait aussi remonter les inquiétudes sur la santé mentale du président et son aptitude à prendre des décisions importantes, sujets qui avaient fait surface pendant la campagne présidentielle. Selon l'auteur, l'entourage du milliardaire new-yorkais s'interroge sur sa capacité à gouverner.

"Ils disent qu'il est comme un enfant. Ce qu'ils veulent dire, c'est qu'il a besoin d'être immédiatement satisfait. Tout tourne autour de lui", affirme Michael Wolff. "Il part dans tous les sens", rapporte-t-il en donnant pour exemple le fait que Trump répète les mêmes histoires "trois fois en dix minutes", une tendance également observée dans ses interventions publiques.

Des critiques que Donald Trump, 71 ans, avait déjà entendues de la bouche Hillary Clinton et de ses adversaires républicains pendant les primaires, et qu'il ne supporte apparemment plus. Ce samedi 6 janvier, il s'est lancé dans une série de tweets pour se défendre de toute incapacité et vanter son "génie"

"Maintenant que l'on a prouvé, après un an d'enquête intensive, que ces histoires de collusion avec la Russie étaient un canular, les démocrates et leurs toutous que sont les grands médias des Fake News, la jouent à la Reagan et crient au manque de stabilité mentale et d'intelligence", a lancé Donald Trump bien que le FBI soit loin d'avoir conclu son enquête sur la Russie.

"En fait, tout au long de ma vie, mes deux plus grandes qualités ont été ma stabilité mentale et être, genre, très intelligent. Hillary Clinton, la Crapule, a aussi sorti ces arguments et, comme tout le monde le sait, a sévèrement perdu", continue le magnat de l'immobilier en employant une tournure de phrase largement moquée sur les réseaux sociaux comme toute droit sortie de la bouche d'un adolescent.

"Je suis passé de businessman VRAIMENT brillant, à l'une des plus grandes stars de la TV, à président des États-Unis (du premier coup). Je pense que l'on peut qualifier ça non pas d'intelligent, mais de génie. Et un génie très mentalement stable!", conclut Trump.

Le même Trump qui se vantait, lors d'une interview diffusée le 17 juillet 2016, d'être "humble, beaucoup plus humble que vous ne pourriez le comprendre" (voir ci-dessous)...

Humble ou non, toujours est-il qu'au Congrès la question de l'état psychologique du dirigeant est en tout cas de moins en moins taboue. Plus d'une dizaine d'élus démocrates (et un républicain) ont ainsi consulté en décembre une psychiatre de l'université Yale qui s'interroge publiquement sur la dégradation mentale du président.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.