ALGÉRIE
04/01/2018 01h:52 CET

Ali Haddad: "Nous ne permettrons à personne de nous donner des leçons de nationalisme économique"

STRINGER via Getty Images
French presidential hopeful Emmanuel Macron (R) and Ali Haddad (L), head of the forum of business leaders (FCE) speak to the press after meeting with Algerian businessmen in Algiers on February 14, 2017. / AFP / STRINGER (Photo credit should read STRINGER/AFP/Getty Images)

"Nous ne permettrons à personne de nous donner des leçons de nationalisme économique, car nous sommes les plus au fait de la situation de nos entreprises, de notre économie et des défis qui attendent le pays", a affirmé le président du Forum des chefs d’entreprise, Ali Haddad, à propos de la charte sur le Partenariat sociétaire qui ouvre la prise de participation d'entreprises privées dans des entreprises publiques.

Ali Haddad intervenait mercredi au cours d’une réunion tenue à Alger entre des représentants du FLN et de l'UGTA, sous la conduite de Ould Abbes et de Abdelmadjid Sidi Said, réunion destinée à expliquer la portée et le contenu de la charte sur le Partenariat sociétaire, signée récemment entre le gouvernement, l’UGTA et le Patronat.

Pour Ali Haddad la charte sur le Partenariat sociétaire vise à asseoir "un partenariat fructueux" pour appuyer et renforcer l'économie nationale et "ne signifie nullement la privatisation des entreprises publiques".

"L'enjeux principal est la relance de l'économie nationale", a-t-il ajouté, soulignant le "rejet catégorique" du FCE des accusations "irresponsables" véhiculées par certains milieux à travers des "procès d'intention" et des appels à "des lignes rouges" à ne pas franchir car s'agissant de l'avenir du secteur public.

"Le Patronat est le mieux placé pour connaître les difficultés auxquelles l'entreprise nationale économique est exposée”, a encore dit Ali Haddad.

Ces lignes rouges, pour le Patronat, a-t-il dit "c'est empêcher le développement de l'économie nationale et anticiper sa chute", estimant que "les ligne rouges sont le risque de compromettre la souveraineté nationale et rester les bras croisés face à la dépendance extérieure, aux obstacles auxquels est confrontés au quotidien l'entreprise algérienne et au monopole d'entreprises étrangères sur des secteurs stratégiques".

M. Haddad a expliqué en outre que la stratégie du Patronat est basée sur la "non différenciation entre secteurs public et privé", soulignant qu'"il n'y a qu'une seule entreprise économique algérienne".

Cette réunion a vu la participation de tous les dirigeants du parti du Front de libération nationale (FLN), de l'Union générale des travailleurs algériens (UGTA) ainsi que des responsables d'organisations patronales, dont l'Union nationale des entrepreneurs publics (UNEP), la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), la Confédération algérienne du patronat (CAP), l'Union nationale des investisseurs (UNI) et l'Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA).

Le débat entre les parties prenantes à cette rencontre s'est focalisé sur la nécessité de soutenir les mécanismes économiques pour relever les défis qu'imposent les exigences du développement et les effets de la mondialisation.

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