ALGÉRIE
03/01/2018 10h:59 CET | Actualisé 03/01/2018 10h:59 CET

Le pétrole, un oeil sur l'Iran, ouvre en hausse à New York

Darrin Zammit Lupi / Reuters
Offshore oil platforms are seen at the Bouri Oil Field off the coast of Libya August 3, 2015. Oil prices lurched 5 percent lower on Monday to their lowest since January, taking global benchmark Brent below $50 a barrel as weak factory activity in China deepened a commodity-wide rout. REUTERS/Darrin Zammit Lupi MALTA OUT. NO COMMERCIAL OR EDITORIAL SALES IN MALTA

Le prix du baril de pétrole new-yorkais a ouvert en hausse mercredi, évoluant à des niveaux plus vus en séance depuis juin 2015 alors que le marché garde un oeil sur l'évolution des tensions en Iran.

Vers 14H10 GMT, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en février, référence américaine du brut, prenait 52 cents et s'échangeait à 60,89 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Les acteurs du marché pétrolier observaient de près les protestations contre l'austérité économique et le pouvoir qui agitent l'Iran depuis le 28 décembre. Mercredi, des dizaines de milliers de manifestants pro-régime se sont rassemblés dans plusieurs villes du pays pour condamner ces "troubles".

Pour l'instant toutefois, "le marché ne s'agite pas trop car les manifestations ne se déroulent pas près des zones de production pétrolières du pays", a souligné Matt Smith de ClipperData.

"Ce qui inquiète les investisseurs en revanche, c'est la possibilité que les tensions s'emballent à un point tel que Donald Trump décide de ne pas signer l'accord levant les sanctions contre l'Iran, ce qui pourrait déclencher tout un tas de problèmes pour l'industrie pétrolière, allant de la réception ou l'envoi de paiements internationaux à la commande de pièces détachées", a-t-il ajouté.

D'autres éléments freinent l'avancée des cours, dont la réouverture annoncée ce week-end du principal oléoduc de la mer du Nord, Forties, après près de trois semaines d'arrêt. Cette interruption avait été l'une des raisons fondamentales majeures à la récente hausse des cours.

"L'oléoduc libyen qui avait été attaqué par des terroristes est reparti", a aussi souligné Phil Flynn de Price Futures Group.

Mais "cela va prendre du temps de compenser les barils perdus au cours des dernières semaines", a-t-il poursuivi, ajoutant que l'interruption fin décembre de l'oléoduc en Libye, qui achemine du brut du sud du pays vers un terminal du nord-est, avait "coûté au marché 70.000 à 100.000 barils par jour et celle de l'oléoduc Forties 450.000 barils par jour".

En raison du jour férié lundi pour le Nouvel An, les données sur les réserves américaines de pétrole publiées chaque semaine par le département américain de l'Énergie (DoE) seront connues jeudi, avec un jour de décalage.

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