ALGÉRIE
31/12/2017 03h:46 CET | Actualisé 31/12/2017 03h:46 CET

Iran: deux personnes tuées dans les protestations (média officiel)

TEHRAN, IRAN - DECEMBER 30 :  People gather to protest over high cost of living in Tehran, Iran on December 30, 2017. (Photo by Stringer/Anadolu Agency/Getty Images)
Anadolu Agency via Getty Images
TEHRAN, IRAN - DECEMBER 30 : People gather to protest over high cost of living in Tehran, Iran on December 30, 2017. (Photo by Stringer/Anadolu Agency/Getty Images)

Deux personnes ont été tuées lors d'affrontements dans la ville de Doroud (ouest) samedi soir, a déclaré le vice-gouverneur de la province de Lorestan à la télévision d'Etat.

"Il y a eu une manifestation illégale samedi soir et un certain nombre de personnes sont descendues dans la rue et (...) malheureusement, deux citoyens ont été tués dans les affrontements", a déclaré Habibollah Khojastehpour.

Il a accusé les "groupes hostiles et les services de renseignements étrangers d'être derrière les troubles".

Selon un canal Telegram des Gardiens de la révolution, "des gens ayant des armes de chasse et de guerre sont venus parmi les protestataires et ont tiré à l'aveuglette sur les gens et contre la préfecture".

"Notre objectif était de mettre fin pacifiquement aux protestations mais en raison de la présence de certains individus et groupes, cet incident s'est produit et deux personnes ont été tuées", a encore déclaré M. Khojastehpour.

De nombreux habitants de la province de Lorestan possèdent traditionnellement des armes, y compris de guerre.

Le ministre iranien de l'Intérieur, Abdolreza Rahmani Fazli, a mis en garde dimanche matin ceux qui "utilisent la violence et créent du désordre" après une nouvelle nuit de violence à travers le pays.

"Ceux qui détruisent les biens publics, créent du désordre et agissent dans l'illégalité doivent répondre de leurs actes et payer le prix. Nous agirons contre les violences et ceux qui provoquent la peur et la terreur", a déclaré M. Rahmani Fazli à la télévision d'Etat.

Selon l'agence Ilna, proche des réformateurs, "80 personnes ont été arrêtées à Arak (centre) alors que trois ou quatre personnes ont été blessées" dans les violences qui ont touché la ville samedi soir.

"Des individus ont tenté d'attaquer des bâtiments publics mais n'ont pas réussi (...) la situation de la ville est sous contrôle", a déclaré un responsable local cité par Ilna, qui n'a pas donné son identité.

Selon des vidéos mises en ligne sur les réseaux sociaux, des manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes du pays.

Il est difficile de vérifier l'authenticité de ces vidéos.

L'internet sur les réseaux de téléphonie mobile qui a été coupé samedi soir a été rétabli dans la nuit.

L'accès à l'internet sur les téléphones portables a été coupé puis rétabli dans la nuit de samedi à dimanche en Iran, où les autorités sont confrontées à des manifestations contre les difficultés économiques et contre le pouvoir politique.

La police a dispersé samedi à Téhéran des jeunes qui protestaient contre le pouvoir, malgré la mise en garde du gouvernement contre les "rassemblements illégaux", au troisième jour du mouvement.

Dans la nuit, l'AFP a constaté que l'internet avait été coupé sur les téléphones portables, sur lesquels des millions d'Iraniens consultent l'internet. L'accès à l'internet a été rétabli quelques heures plus tard.

Samedi à la mi-journée, des dizaines d'étudiants se sont rassemblés devant l'entrée principale de l'université de Téhéran pour protester contre le pouvoir, mais les forces de l'ordre les ont dispersés avec du gaz lacrymogène.

Plus tard, des centaines d'étudiants favorables au pouvoir ont pris le contrôle de l'entrée de l'université en scandant "Mort aux séditieux", selon des vidéos publiées sur les réseaux sociaux.

En fin d'après-midi, des centaines de personnes ont manifesté ailleurs dans le quartier de l'université, scandant des slogans hostiles au pouvoir. Elles ont également été dispersées par la police anti-émeutes.

L'agence Mehr, proche des conservateurs, a mis en ligne sur la messagerie cryptée Telegram, suivie par près de 25 millions d'Iraniens, des vidéos montrant des manifestants en train d'attaquer la mairie du deuxième arrondissement de Téhéran et de renverser une voiture de police.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.


Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.