TUNISIE
29/12/2017 06h:30 CET

À la rencontre d'Ahmed Ahres, ce jeune tunisien de 18 ans qui a développé le jeu "Shapion" disponible sur Mobile

Il n'a que 18 ans, et pourtant... Intelligent, ambitieux, et travailleur, le jeune Ahmed Ahres a su saisir les opportunités qui se sont présentées à lui, pour faire partie de ce groupe, si restreint, de jeunes tunisiens, brillant à l'étranger et faisant honneur à leur pays.

Surnommé "Bouda" et champion de Tennis à 10 ans, la passion du jeune homme pour la technologie s'est dévoilée assez tôt....et heureusement car, il a su en faire bon usage.

Il livre au P'tit HuffPost une interview exclusive pour parler de son premier jeu: "Shapion".

P'tit HuffPost: Quel est ton parcours scolaire? Comment t'es-tu retrouvé dans la technologie?

Ahmed Ahres: J’ai grandi à Tunis et étudié là-bas jusqu’à l’âge de 16 ans en jouant au Tennis quasiment toute ma vie. J’étais champion de Tunisie en 2008 et 2010, à l’époque j’avais respectivement 10 et 12 ans. Puis, j’ai commencé à me passionner pour la technologie à l’âge de 13 ans en commençant par apprendre la programmation informatique. Toute ma famille est dans le domaine technologique, et donc j’avais les ressources nécessaires pour apprendre et avoir des conseils.

Avec le temps je commençais à m’ennuyer un peu en suivant des tutoriels de programmation sans projets concrets. Du coup j’ai commencé à créer des jeux en utilisant un logiciel qui s’appelle Unity. Je créais des jeux en suivant des tutoriels, lisais des articles en ligne et la passion a commencé à prendre de plus en plus d’ampleur. Puis à l’âge de 16 ans, j’ai eu mon baccalauréat avec mention Très bien et je suis parti seul aux Pays-Bas à Eindhoven pour suivre des études en ingénierie avec une spécialisation en informatique et logiciel (Software).

Aujourd’hui j’ai 18 ans et je suis en 2ème année en suivant un programme spécial appelé Honors Academy, destiné aux meilleurs élèves de toute l’université, où on développe des drones. Finalement je travaille avec un professeur en faisant de la recherche sur la réalité virtuelle et en développant un jeu qui essaye de créer de l’empathie à travers la réalité virtuelle justement.

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En quoi consiste le jeu "Shapion" que tu as développé?

Shapion est un jeu en 2D où le joueur contrôle un oiseau et peut l’agrandir ou le rétrécir. Il y’a des obstacles à éviter, des pièces à collectionner et des oiseaux ennemis à tuer. L’oiseau du joueur doit être plus grand que l’oiseau ennemi pour le tuer, sinon le joueur perd et doit reprendre. Le jeu est assez simple à comprendre, mais un peu dur à maitriser. Mon partenaire et moi l’avons crée de sorte à ce que ce soit dur à maitriser, mais une fois fait cela devient plus addictif. Aujourd’hui Shapion est disponible sur le web et sur Android.

Quels obstacles as-tu rencontré et par quelles étapes es-tu passé?

Honnêtement j’ai toujours été quelqu’un de déterminé qui travaille dur, et j’ai eu la chance de trouver ce que j’aime très tôt dans ma vie. Le fait que mon père et mes deux grands frères soient aussi dans le domaine technologique a bien sur joué son rôle.

Comme je l’ai dis, tout a commencé lorsque j’avais 13 ans, et les projets personnels se sont multipliés ensuite. C’est lorsque je suis arrivé ici aux Pays-Bas que la plus grande part du boulot s’est faite: J’ai crée mon site internet www.ahmedahres.com où je présente tous mes projets et où j’écris un blog chaque mois sur un sujet de la technologie. J’ai aussi participé à des compétitions de programmation ici et en Finlande, et j’essaye d’apprendre un maximum chaque jour de ma vie.

Jusque là j’ai pu développer 6 jeux, mais Shapion a été le premier à être publié sur mobile. Je pense que tout ce que je fais en ce moment est juste le fruit de passion et d’initiatives. J’essaye de saisir chaque opportunité qui vient, en partant des compétitions et projets jusqu’au fait de collaborer avec des professeurs et travailler dur.

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Quels sont tes projets et tes objectifs futurs?

Tout d’abord, je compte créer plus d’applications et de jeux par passion. Puis, si tout se passe bien j’aurais mon diplôme en été 2018. Ensuite je compte partir aux États-Unis -étant un amoureux de la Californie- pour un master et me spécialiser dans le domaine de la création de jeux et la réalité virtuelle. Il est encore tôt pour dire quel travail je veux faire exactement, car tout dépend des opportunités qui se présentent à moi, mais mon but est de révolutionner ce domaine là, celui du divertissement digital.

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