TUNISIE
26/12/2017 06h:19 CET

Comment les jeunes d'aujourd'hui s'informent-ils? Des jeunes et leurs parents témoignent

praetorianphoto via Getty Images
Girls are watching TV and changing channels

Quand on est Jeune, on se construit, on veut tout savoir, tout comprendre, et tout essayer... Et, pour cela, les jeunes sont sans cesse à la recherche de nouvelles informations et de réponses à leurs questions.

Mais, quelles sont les sources d'informations des jeunes? Où les jeunes vont-ils rassasier leur "faim du savoir"?

Ceci évolue d'une générations à une autre, et avec l'apparition d'internet et des réseaux sociaux, l'accès à l'information devient de plus en plus facile... Mais cela n'est pas sans conséquences!

Le P'tit HuffPost vous propose une liste des sources d'information des jeunes d'aujourd'hui, pour ensuite en découvrir les désavantages.

1) Les réseaux sociaux: Profitant de la gratuité du web, les jeunes trouvent toutes formes et types d'informations sur les réseaux sociaux, qui constituent leur source première. Alors, finis les questions aux parents; on trouve tout sur Facebook, Instagram, Twitter et Snapchat. C'est ainsi que le monde a évolué, et on ne peut plus rien y faire... plus rien ne peut se cacher...

2) La télévision: Les émissions télé ont une grande influence sur les opinions des jeunes. Du journal télévisé, en passant par "Ne touche pas à mon poste", le Quotidien ou encore les tals-show tunisiens comme "Labess" ou "24/7", une variété de sujets et d'opinions sont présentés tous les jours, permettant aux spectateurs de se faire une idée sur les différents sujets d'actualité.

3) La radio: Dans la voiture, dans le métro, sous la douche, en révisant, ou en se réveillant le matin, la radio nous accompagne là où on va et quoi qu'on fasse... Libre et facile d'accès, la radio est l'un des moyens d'information des plus à jour.

4) Les magazines imprimés: En raison de leur lenteur à diffuser l'information, ils ont de moins en moins de succès mais restent un classique. Malgré des ventes en dents de scie, certains magazines restent populaires auprès des jeunes.

Mais, suite à cette nouvelle évolution d'aller puiser l'information sur le net et en particulier sur les réseaux sociaux, les jeunes sont devenus "victimes du Fake news". En effet, ouverts à tous, Facebook, tout comme Instagram, Snapchat, et Twitter, sont avant tout des plateformes de partage d'opinions, d'idées, et de style de vie... Mais aussi de rumeurs, d'interprétations, et de potins. Ainsi, il devient facile de croire ce qu'on nous présente, sans chercher davantage.

"Je ne cherche pas réellement les informations; à moins que ce ne soit pour un exposé ou un devoir. Par contre, c'est l'information qui me trouve" rigole Nadia, 15 ans qui explique que sur les réseaux, on ne peut y échapper. "Quand des amis partagent des informations de sites d'actualité ou quand on aime une page d'un site d'actualité, ça apparait sur ma timeline donc je vois l'information. Ensuite, j'ouvre rarement l'article pour en savoir plus, le titre me suffit" raconte-t-elle.

Pour Chedly, 17 ans, c'est différent: "Je veux faire des études de Sciences politiques donc je m'informe le plus possible. C'est vrai que j'ai tendances à privilégier les magazines d'analyses. Je déplore le fait qu'il y ait de moins en moins de sites sérieux et crédibles d'analyses". Quant à sa relation avec les réseaux sociaux, Chedly explique que ce n'est que pour "le fun": "genre j'y cherche les infos sportives de mes clubs préférés directement sur leurs pages ou je discute sur messenger mais sans plus".

Mais un même constat apparait: la fin de la télévision. "Je ne la regarde que pour les matchs de foot" affirme Chedly rejoint par Nadia: "À part un évènement exceptionnel comme une élection ou la mort de quelqu'un de célèbre, je ne la regarde pas".

Pour Hatem, 13 ans, la télévision est "l'ancêtre de la tablette". "À quoi ça sert de regarder la Télé quand on a tout sur une tablette. Et même si on veut regarder quelque chose à la TV, on l'a en direct sur une machine qu'on peut transporter partout avec soi".

Pour ses parents, les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus "la culture télévision ou radio comme son ainé qui a 25 ans". "Ce dernier a encore ses rituels: quand il rentre après la fac, il allume la télé et s'installe devant des émissions ou des séries, mais pas devant les infos. Hatem lui, ne bouge pas sans sa tablette. La télévision, il ne la calcule même pas" affirme sa mère.

Mais selon elle, cela se sent dans "l'accès à l'information": "Quand on a besoin d'une information ou on veut connaitre la suite d'un évènement, c'est vers Hatem qu'on se tourne. Il a toutes les infos bien avant son grand frère, et bien avant nous. Je ne sais pas si c'est bien ou pas, mais en tout cas, c'est différent" a-t-elle ajouté.

L'évolution de l'accès à l'information des jeunes a fait qu'ils ont développé aujourd'hui une culture propre à eux; celle que tout parent redoute, mais qui s'accentue d'une génération à une autre.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.