ALGÉRIE
24/12/2017 04h:27 CET

A Bethléem et en Palestine occupée, un Noël assombri par la décision américaine sur Jérusalem

BETHLEHEM, WEST BANK - DECEMBER 23 :  Israeli security forces intervene protesters dressed up as Santa-Claus during a protest against U.S. President Donald Trumps announcement to recognize Jerusalem as the capital of Israel and plans to relocate the U.S. Embassy from Tel Aviv to Jerusalem, in Bethlehem, West Bank on December 23, 2017. (Photo by Issam Rimawi /Anadolu Agency/Getty Images)
Anadolu Agency via Getty Images
BETHLEHEM, WEST BANK - DECEMBER 23 : Israeli security forces intervene protesters dressed up as Santa-Claus during a protest against U.S. President Donald Trumps announcement to recognize Jerusalem as the capital of Israel and plans to relocate the U.S. Embassy from Tel Aviv to Jerusalem, in Bethlehem, West Bank on December 23, 2017. (Photo by Issam Rimawi /Anadolu Agency/Getty Images)

Des millions de chrétiens dans le monde s'apprêtent dimanche à fêter Noël, comme à Bethléem, lieu de naissance du Christ selon la tradition chrétienne, où les célébrations sont néanmoins assombries par la tension autour de la reconnaissance américaine de Jérusalem capitale d'Israël.

La décision unilatérale prise le 6 décembre par le président Donald Trump a provoqué des manifestations quasi-quotidiennes dans les territoires occupés, y compris à Bethléem, en Cisjordanie occupée, où les fidèles devaient participer à la messe de minuit dans l'église de la Nativité.

L'annonce de M. Trump "a créé des tensions autour de Jérusalem et détourné l'attention de Noël", a regretté l'archevêque Pierbattista Pizzaballa, un des plus hauts dignitaires catholiques romains du Proche-Orient.

Les visiteurs étrangers, habituellement nombreux à Noël lorsque la situation sécuritaire le permet, étaient rares ces derniers jours à Bethléem. Depuis le 6 décembre, des dizaines de groupes ont annulé leur voyage, a indiqué Mgr Pizzaballa.

Pour les Palestiniens, chrétiens comme musulmans, la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël ne préjuge pas seulement du résultat de négociations dont le statut de la ville devrait faire l'objet.

Elle nie l'identité arabe de Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, et mine leur aspiration à établir un jour la capitale de leur futur Etat dans la partie orientale de la ville.

Vendredi, le président palestinien Mahmoud Abbas a de nouveau exprimé son mécontentement en prévenant qu'il n'accepterait "aucun plan" de paix proposé par les États-Unis, qui "se sont disqualifiés eux-mêmes" selon lui.

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