MAROC
24/12/2017 06h:26 CET | Actualisé 24/12/2017 06h:28 CET

Diplomatie: Le ton montre entre le Brésil et le Venezuela

Delcy Rodriguez, President of the National Constituent Assembly talks to the media during a news conference in Caracas, Venezuela August 28, 2017. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins
Carlos Garcia Rawlins / Reuters
Delcy Rodriguez, President of the National Constituent Assembly talks to the media during a news conference in Caracas, Venezuela August 28, 2017. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

TENSION DIPLOMATIQUE - Rien ne va plus entre le Brésil et le Venezuela. Suite à l'annonce, hier, de l'expulsion de son ambassadeur à Caracas, Brasilia a promis, aujourd'hui, des mesures de réciprocité. "Si elle se confirme, cette décision démontre, une fois de plus, le caractère autoritaire de l'administration de Nicolas Maduro et son manque de volonté pour tout type de dialogue", a souligné le ministère brésilien des Relations extérieures dans un communiqué relayé par la MAP.

La réaction du Brésil intervient quelques heures après que l’ex-ministre des Affaires étrangères et actuelle présidente de l'Assemblée nationale constituante, Delcy Rodriguez, ait annoncé à la télévision publique que son pays a ordonné l’expulsion du diplomate brésilien, en soulignant que cette mesure sera maintenue jusqu’au rétablissement du "processus constitutionnel" que le gouvernement brésilien aurait violé.

Rodriguez reproche notamment au président brésilien, Michel Temer, d'avoir critiqué le gouvernement du Venezuela lors des travaux de la 51e Conférence du Marché commun du Sud, qui s'est tenue jeudi à Brasilia. Le jour même, le gouvernement brésilien avait en effet émis un communiqué condamnant le harcèlement continu de l’opposition par le régime de Nicolas Maduro, ainsi que la dissolution arbitraire des gouvernements municipaux de Caracas et d’Alto Apure et l'imposition d'exigences compromettant la participation des partis de l'opposition au processus électoral dans le pays.

Dans ce document, le Brésil a également demandé au gouvernement du président Nicolas Maduro de reconnaître la gravité de la situation humanitaire au Venezuela et d’autoriser l’entrée de l’aide internationale nécessaire pour répondre aux besoins de la société vénézuélienne, en particulier dans le domaine de la santé et de l’alimentation.

Un ton qui n'a pas du tout plu à Caracas qui, en plus du diplomate brésilien, a décidé aussi d’expulser le chargé d’affaires du Canada, Craib Kowalik, "pour son intrusion permanente" dans les affaires internes du Venezuela.

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