ALGÉRIE
22/12/2017 09h:38 CET

HIV: 45% des cas en Algérie enregistrés dans l'Ouest du pays

A nurse takes blood from a man who got a free HIV test on a bus in Tehran December 16, 2015. A team of medical experts travelled on a bus to different neighborhoods of Tehran, stationing there for some days to provide education and medical services on the HIV/AIDS disease. They also performed HIV tests on residents. REUTERS/Raheb Homavandi/TIMA ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. FOR EDITORIAL USE ONLY.
Reuters Photographer / Reuters
A nurse takes blood from a man who got a free HIV test on a bus in Tehran December 16, 2015. A team of medical experts travelled on a bus to different neighborhoods of Tehran, stationing there for some days to provide education and medical services on the HIV/AIDS disease. They also performed HIV tests on residents. REUTERS/Raheb Homavandi/TIMA ATTENTION EDITORS - THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. FOR EDITORIAL USE ONLY.

Les wilayas dans l’Ouest algérien enregistrent 45% des cas de HIV (Syndrome Immunodéficitaire) sur le plan national en 2016, indique jeudi à l’APS la chef de service des maladies infectieuses du CHU d’Oran, considéré comme centre de référence régional en matière de prise en charge du sida.

La région ouest vient en tête avec 45% des cas de HIV, suivi par le centre (24%), le sud-ouest (15%), l’est (13%) et enfin le sud-est (3%), précise le Pr Nadjet Mouffok, chef de ce service qui prend en charge des patients de 14 wilayas dans l’Ouest du pays.

Ces chiffres établis par l’Institut Pasteur concernent l’année 2016, note le Pr Mouffok, rappelant un important travail de dépistage engagé depuis quelques années dans l'Ouest du pays, qui explique le taux élevé de cas HIV dans cette région.

"Il est difficile de définir les raisons qui font que l’Ouest soit plus touché que le reste des régions. Un tel diagnostic nécessiterait des études socio-épidémiologiques", estime la même spécialiste qui souligne, toutefois, l’importance du travail de dépistage dans la région ouest, qui a contribué à la visibilité de cette maladie.

Plusieurs campagnes de sensibilisation et de dépistage sont organisées annuellement à Oran notamment, à titre gratuit et anonyme, touchant des établissements sanitaires et universitaires, où beaucoup de cas sont découverts, soutient cette praticienne.

"Depuis quelques temps, nous utilisons des tests salivaires, rapides et pratiques, ce qui encourage les gens à les faire", relève Pr Mouffok, ajoutant que ces campagnes ont contribué à la banalisation des tests. "Les gens sans moins retissant qu’avant", dit-elle.

Le chapiteau, installé au CHU depuis le début du mois de décembre courant, ne désemplit pas. Des femmes et des hommes de différents âges et de différentes catégories sociales affluent pour faire le test, sans le moindre complexe, constate l’APS sur place.

Un quarantenaire, questionné sur les lieux, affirme qu’il s’agit d’un test comme les autres et qu’il convient de le faire "pour avoir le cœur net."

"La sensibilisation a ôté tout complexe face au regard des autres", soutient une jeune femme qui venait de faire le test.

Entre les deux mois de septembre et novembre 2016 par exemple, 1.885 tests ont été faits décelant 15 nouveaux cas découverts, rappelle-t-on.

Plusieurs campagnes ont été menées en 2017, dont une en cours jusqu’au 31 décembre au niveau du conseil pédagogique du CHU. Le bilan du mois d’octobre, à lui seul, indique que 800 tests ont été faits (5 cas positifs enregistrés).

"Le dépistage revêt une grande importance, car il permet d’identifier les porteurs du virus, qui ne sont plus contaminant en suivant le traitement", note le Pr Mouffok, ajoutant que l’Algérie rejoint les objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour éradiquer le sida en 2030.

Cette éradication passe par le dépistage. L’OMS a fixé, à cet effet, trois sous-objectifs, les fameux "90-90-90", avec la nécessité que 90 % des personnes porteuses du VIH soient informées de leur séropositivité, 90 % des personnes diagnostiquées séropositives bénéficient d’une thérapie antirétrovirale soutenue et 90 % des personnes ayant accès à ce traitement soient viro-inactivées (non contaminant).

En Algérie la prise en charge de la maladie est totale et gratuite, ce qui laisse la spécialiste optimiste quant à la réalisation de ces objectifs.

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