TUNISIE
22/12/2017 10h:12 CET

Manger du poisson rendrait moins agressif

Top view of a raw sea bream fish on paper at the center of an horizontal frame with cooking and seasoning ingredients like olive oil, salt and pepper, rosemary, lemon, thyme, chili pepper, tomatoes, parsley, garlic, chive, are all around the fish. DSRL studio photo taken with Canon EOS 5D Mk II and Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM Telephoto Zoom Lens
fcafotodigital via Getty Images
Top view of a raw sea bream fish on paper at the center of an horizontal frame with cooking and seasoning ingredients like olive oil, salt and pepper, rosemary, lemon, thyme, chili pepper, tomatoes, parsley, garlic, chive, are all around the fish. DSRL studio photo taken with Canon EOS 5D Mk II and Canon EF 70-200mm f/2.8L IS II USM Telephoto Zoom Lens

BIEN-ÊTRE - Manger plus de poisson et de noix, riches en oméga 3, rend-il moins agressif? C'est ce que suggère une étude coordonnée par un chercheur français, qui plaide pour ces acides aidant le cerveau à fonctionner de manière plus fluide.

Ces acides polyinsaturés (c'est-à-dire possédant des doubles liaisons chimiques entre carbones) jouent "un rôle décisif" dans la jonction entre les cellules nerveuses du cerveau, a expliqué à l'AFP Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale.

Dans une étude publiée dans le numéro de décembre de la revue Psychiatry Research, lui et des chercheurs de l'Université de Californie à Davis et de l'Université Ohio State ont examiné 194 hommes et femmes de 18 à 45 ans.

Pas assez d'oméga 3 et trop d'oméga 6

Pendant six semaines, un groupe prenait des capsules d'omega 3, et un autre un placebo. Les chercheurs ont par ailleurs pris en compte la part d'aliments riches en oméga 3 (poissons, fruits à coque et huile de colza ou de noix) dans le régime habituel des participants.

Tous répondaient, au début et à la fin, à un questionnaire sur l'agressivité.

"Les résultats ont confirmé une diminution de l'agressivité des personnes ayant bénéficié des oméga 3", a affirmé Laurent Bègue.

"De nombreux diététiciens et médecins considèrent que la population est généralement en carence d'oméga 3, et consomme trop d'oméga 6, présents dans les produits gras transformés", a-t-il rappelé.

Selon lui, "cela ne signifie pas d'avoir recours à des compléments alimentaires, mais plutôt d'opter plus fréquemment pour des aliments qui contiennent naturellement [des oméga 3], comme le poisson ou certaines huiles".

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