MAROC
22/12/2017 14h:51 CET | Actualisé 22/12/2017 17h:23 CET

Ce mannequin devra se faire amputer sa 2e jambe à cause d'un choc toxique

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BIEN-ÊTRE - Le mannequin Lauren Wasser, qui a perdu une jambe à la suite d'un grave choc toxique dû au port du tampon, affirme qu'elle devra "inévitablement" se faire amputer sa deuxième jambe dans les mois qui viennent.

En entrevue avec le Washington Post, elle a expliqué souffrir d'une "douleur atroce" et qu'elle devait recevoir des traitements chaque semaine pour les dommages causés à son pied restant.

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Le mannequin de 29 ans qui continue de poser et de défiler malgré sa jambe en moins se sert néanmoins de son épreuve pour sensibiliser la population aux risques potentiels associés au port du tampon, lié au syndrome du choc toxique. Elle fait, entre autres, la promotion d'une mesure proposée par la représentante de l'État de New York au Congrès américain, Carolyn Maloney, pour que des recherches plus poussées soient menées sur les produits d'hygiène féminine.

"Je pense que c'est mon but de vie et je ne le changerais pas pour rien au monde", a dit Mme Wasser en entrevue avec le Post.

lauren wasser

Le mannequin raconte s'être senti malade en rentrant de l'anniversaire d'un ami en octobre 2012. Elle avait eu ses menstruations, mais la douleur normale ressentie avait évolué en crampes et maux de dos. Elle sentait des symptômes qui s'apparentent à ceux de la grippe et avait de la difficulté à se tenir debout. Puis elle s'est réveillée plusieurs jours plus tard à l'hôpital avec une défaillance d'organes multiples.

Les médecins lui ont diagnostiqué un choc toxique après avoir testé le tampon qu'elle portait ce soir-là. Une infection a conduit à une gangrène et sa jambe droite a été amputée jusqu'au genou.

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Le syndrome du choc toxique est une maladie infectieuse "rare" causée par une toxine bactérienne qui pénètre dans la circulation sanguine et "a été associée principalement à l'utilisation de tampons super absorbants", affirme le site Mayo Clinic.

En 2015, Lauren Wasser a poursuivi la compagnie Kimberly-Clark Corp., qui fabrique les tampons Kotex qu'elle utilisait, pour avoir été "illégalement responsable". L'entreprise a affirmé au Washington Post que "l'affaire avait été résolue". La jeune femme a refusé de commenter le litige.

"Mes jambes représentaient tout pour moi, a-t-elle confié au Post. Je n'avais aucune idée de ce à quoi ma vie ressemblerait sans elles."

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été adapté de l'anglais.

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