21/12/2017 11h:22 CET | Actualisé 21/12/2017 11h:22 CET

L'encadrement juridique freine le développement digital

Cecilie_Arcurs via Getty Images
Cropped shot of computer programmers working on new code

Pourquoi le gouvernement algérien demeure incapable de gérer l’évolution technologique des télécommunications au niveau juridique ? C’est une question qui reste sans réponse et qui nécessite aujourd’hui d’être posée à un niveau supérieur pour libérer le pays des obstacles juridiques qui freinent le développement du digital.

Il faut rappeler qu’il a été confié au Ministère de la Poste et des Technologies de l’Information et de la Communication et du Numérique (MPTICN) la mission de réviser la loi sur les télécommunications. Ce département a élaboré un projet de loi dont l’adoption définitive risque encore une fois d’être repoussée aux calendes grecques faute de non implication d’une consultation publique expertisée dans l’élaboration du projet.

Dans le secteur des télécommunications, le gouvernement est condamné à migrer de l’état défensif à l’état offensif pour réussir à faire face aux développements techniques et économiques que connaît le marché dynamique des télécommunications. Tout projet de loi des télécommunications doit porter une ambition numérique pour le pays et ne doit aucunement reposer sur une approche défensive, la même qui a été à l’origine du retard enregistré dans le lancement de la 3G.

Une fois pour toutes, l’avenir du développement économique et social de l’Algérie passe inévitablement par le numérique. Le pays doit se préparer à l’avenir et aux conséquences des enjeux technologiques des réseaux du future, comme la révolution de l’Internet des objets et celle de l’intelligence artificielle. La réglementation de l’usage des réseaux des télécommunications de la nouvelle génération doit être éloignée de toute forme de conservatisme pour devenir un véritable moteur de croissance. Ainsi, les fournisseurs des services de télécommunications seront libérés de la dépendance administrative inutile, et l’utilisation, par les opérateurs mobiles, des canaux des fréquences, sera assouplie.

Mieux, toute réforme juridique du secteur des télécommunications mobiles doit changer le modèle de régulation de l’ARPT. Nous devons choisir un modèle où, en zone urbaine, chaque opérateur aura son réseau radio et, en zone rurale, les réseaux radio doivent être mutualisés.

Le gouvernement et le législateur doivent mettre le pays dans la position de celui qui veut relever les défis et non pas de celui qui se replie par crainte des changements autour de lui.

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