MAROC
20/12/2017 07h:03 CET | Actualisé 20/12/2017 07h:11 CET

Al Hoceima: Jusqu'à 4 ans de prison ferme à l'encontre de 18 manifestants

Riot police fired tear gas towards protesters during a demonstration against alleged corruption in the town of Al-Hoceima, Morocco July 20, 2017. REUTERS/Youssef Boudlal
Youssef Boudlal / Reuters
Riot police fired tear gas towards protesters during a demonstration against alleged corruption in the town of Al-Hoceima, Morocco July 20, 2017. REUTERS/Youssef Boudlal

HIRAK - La Cour d'appel d'Al Hoceima a condamné 18 manifestants, ce 19 décembre, à des peines allant de 8 mois à 4 ans de prison ferme, indique l'agence EFE de source judiciaire.

Reconnus coupables de "rébellion, de manifestation sans autorisation, de rassemblement armé et d'humiliation d'agents de la sûreté", poursuit la même source interrogée par EFE, 13 activistes se voient ainsi condamnés à une peine allant de 2 à 4 ans de prison ferme, tandis que 5 autres le sont pour des peines allant de 8 à 20 mois. Le tribunal a par ailleurs condamné un manifestant à 2 mois de prison avec sursis et acquitté un autre. Tous deux étaient poursuivis pour participation à une manifestation non autorisée.

L'agence de presse rappelle par ailleurs que ce lundi, la police a placé en détention préventive "un nouveau groupe de 19 activistes rifains, dont 11 mineurs, pour leur participation à une marche organisée dimanche dernier dans la ville d'Imzouren, au sud d'Al Hoceima".

"Au moins 410 personnes sont actuellement incarcérées. Certaines ont été arrêtées à leur domicile. Beaucoup ont déjà été condamnées, parfois à de lourdes peines allant jusqu'à 20 ans de prison, tandis que d'autres, dont des mineurs, se trouvent en détention provisoire, depuis six mois pour certains", alertait fin novembre dernier Amnesty International, appelant les autorités à "libérer les manifestants, les militants et les journalistes placés en détention dans le cadre des manifestations du Rif".

Les ONG et la société civile continuent de se mobiliser, plus d'un an après la mort tragique de Mohcine Fikri, le drame qui a vu naître le mouvement du Hirak. La mobilisation a pris une ampleur mondiale fin octobre dernier, avec un appel signé par quelque 200 personnalités internationales.

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