MAROC
18/12/2017 09h:34 CET | Actualisé 18/12/2017 11h:42 CET

Un responsable du ministère des Habous détournait des indemnités pour payer ses crédits

Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques.
MAP
Ahmed Toufiq, ministre des Habous et des Affaires islamiques.

DÉTOURNEMENT - La supercherie a fini par être dévoilée. Un responsable du budget au sein de la délégation du ministère des Habous et des Affaires islamiques à Tiznit est devant la justice. L’information a été confirmée au HuffPost Maroc par le

département du ministre Ahmed Taoufiq, qui a préféré ne pas donner d’explication sur cette affaire, arguant que l’affaire est désormais entre les mains de la justice.

Selon le site d’information local Tiznit37, ce responsable a été interpellé au cours de la semaine passée, puis déféré devant le parquet général au tribunal de première instance de Tiznit, pour avoir failli à sa mission en procédant à des détournements et des falsifications sur le système de données électroniques du ministère.

Des opérations douteuses auraient ainsi été constatées, d’après la même source, sur le système d’indemnités aux agents des mosquées (imams et muezzins) par une commission d’inspection centrale, il y a une année. Le responsable aurait été alors suspendu de ses fonctions, avant que le ministère ne décide de porter plainte officiellement ce mois-ci. Une plainte qui a permis l'arrestation du fonctionnaire en question mais aussi l'ouverture d'une enquête par les autorités compétentes.

D’après des informations relayées par le site, le responsable aurait, depuis cinq années, procédé à des détournements du budget de la délégation pour s’acquitter de ses crédits et payer ses dettes contractées auprès de collègues. Ces derniers auraient ainsi reçu le montant des prêts par virements bancaires ou par poste, via un programme informatique dédié au ministère et administrant les indemnités de ses salariés.

Pour les besoins de l’enquête, le délégué du ministère à Tiznit et une vingtaine de fonctionnaires ont été entendus par les services de police. Affaire à suivre…

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