ALGÉRIE
15/12/2017 09h:50 CET | Actualisé 15/12/2017 09h:50 CET

Port-Centre d'El Hamdania: ambition de le classer parmi les 30 plus grands ports au monde

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Le volume du trafic conteneurs prévu au niveau du futur port commercial du Centre d’El Hamdania, à Cherchell, habilite ce dernier à figurer parmi les 30 plus grands ports au monde, selon une étude rendue publique par la direction des Travaux publics (DTP) de la wilaya de Tipasa.

Selon l’exposé relatif à l’étude technique de ce projet réalisé par un bureau d’études sud-coréen en collaboration avec un bureau d’études algérien, et présenté mercredi par la DTP lors du conseil exécutif de la wilaya présidé par le wali Moussa Ghelai, ce méga-projet stratégique, devant générer prés de 200.000 emplois (directs et indirects), figurera parmi les plus importantes infrastructures maritimes de la région méditerranéenne et du continent africain.

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Ce futur port commercial, dont le lancement des travaux est attendu courant du premier trimestre 2018 dans le cadre d’un partenariat algero-chinois et sur la base de la règle 51/49%, devrait connaître un trafic des plus intenses, l’habilitant à figurer parmi les 30 ports commerciaux les plus importants au monde, est-il indiqué dans le même rapport présenté pour la première fois devant les représentants de la presse nationale.

Le rapport prévoit, à ce titre, que la structure pourra accueillir le plus grand navire de marchandises au monde, d’une capacité de 240.000 tonnes, au moment où la capacité d’accueil des ports algériens ne dépasse pas, actuellement, les 30.000 tonnes.

Ce futur port comptera 23 terminaux d’une capacité de traitement de près de 6,5 millions de containers/an, avec 25,7 millions de tonnes/an de marchandises. Ce qui l’habilite à devenir un véritable pôle de développement économique, après son raccordement programmé aux réseaux ferroviaire et autoroutier, en plus d’une zone logistique de 2.000 hectares.

Le projet, financé dans le cadre d'un crédit chinois à long terme, de l’ordre de 3,6 milliards de dollars, devrait également contribuer à une restructuration du tissu industriel et commercial en Algérie, tout en insufflant une dynamique positive à toute la région de la Méditerranée, au vue de sa place stratégique à son Centre.

Son futur raccordement programmé au réseau ferroviaire et à l’autoroute Est-Ouest et à la route Transsaharienne est également un atout de taille l’habilitant à un rôle prépondérant dans le trafic commercial mondial, dont notamment les régions du Nord, Centre et Ouest du continent africain.

A noter que les autorités publiques procèdent actuellement aux dernières retouches permettant le lancement du chantier de ce projet de port commercial avant la fin du premier trimestre 2018. Il a été procédé à l’installation, dernièrement, des entreprises de réalisation en charge du projet, dans l’attente de la réalisation, en cours, des bases de vie destinées aux travailleurs, outre l’acquisition des équipements par lesdites entreprises et le règlement du dossier des expropriations pour utilité publique.

Pour le wali de Tipasa, le chiffre de 200.000 emplois prévus à la création au titre de ce projet, est largement justifié au vue de l’importance des zones d’activités et de logistique (2000 ha) qui y sont programmées, et susceptibles, selon lui , de générer un nombre d’emploi encore plus important, soit de quoi promouvoir Tipasa au rang des plus riches wilayas en Algérie , est-il escompté.

Lors du Conseil des ministres de décembre 2015, le Président de la République avait chargé le Gouvernement de réaliser ce projet dans le cadre d’un partenariat associant, selon la règle dite 51/49%, des entreprises algériennes publiques et privées et un partenaire étranger de renom, capable de contribuer au financement de cette réalisation et à sa gestion future.

En vertu d’un protocole d’entente conclu le 17 janvier 2016, ce méga port sera construit par une société de droit algérien composée du Groupe public des services portuaires et de deux (2) compagnies chinoises : CSCEC (China state construction corporation) et CHEC (China harbour engineering company).

La structure est programmée progressivement à la mise en service, dans quatre (4) ans, avec l`entrée d'une compagnie chinoise, Shanghai Ports, qui assurera son exploitation.

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