ALGÉRIE
13/12/2017 11h:52 CET | Actualisé 14/12/2017 08h:53 CET

Tahar Khaoua (ministre des Relations avec le parlement) et l'ex-ministre Mounia Meslem ont été déchus de leurs diplômes

DR

Tahar Khaoua, ministre des Relations avec le parlement, et Mounia Meslem, ex-ministre de la Solidarité sociale, ont été déchus de leur diplômes de master à la faculté de droit de l'Université d'Alger 1. Le tribunal de Bir Mourad Raïs a annulé le 22 novembre 2017 des résultats de délibérations de la première année des deux personnalités susnommées, soupçonnées d'avoir obtenu des notes par favoritisme de la part de l'administration de l'Université sans assister à leurs cours.

Un procureur-adjoint dans le même tribunal, Mohamed A, est également concerné par cette décision.

Cette affaire de triche, une pratique de plus en plus courante dans les universités algériennes, a été dévoilée par un enseignant de la faculté Benyoucef Benkhedda, chargé du module de droit pénal que Tahar Khaoua et Mounia Meslem devaient suivre dans le cadre de leur cursus de master de droit.

Le plaignant, "Mahmoud K", a porté plainte contre son administration, l'accusant de favoritisme dans les délibérations au profit des deux responsables. Ces derniers ont passé en deuxième année de master sans assister au moindre cours de cet enseignant.

La faculté est également accusée d'avoir modifié les listes de délibération car les noms des deux ministres, qui devaient être affichés devant une mention "recalé", ont finalement été mentionnés dans les listes finales des lauréats, collées sur les tableaux d'affichages, précise El Watan.

La cour du tribunal administratif de Bir Mourad Raïs a pu constater les notes "gonflées" des deux ministres, en ayant la preuve de leurs multiples absences. De nombreuses interrogations ont été émises à propos de leurs résultats dans les autres modules.

Après avoir consulté les notes gonflées et constaté les absences répétitives de M. Khaoua et Mme. Meslem, le tribunal a décidé de l’annulation des notes de la première année master des deux responsables, entraînant ainsi l’invalidation de leurs diplômes obtenus.

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