MAROC
13/12/2017 14h:12 CET

La chanteuse égyptienne Shyma écope de deux ans de prison pour un clip jugé obscène

capture d'écran / youtuve

EGYPTE - Le clip "Andy zoroof" ("J'ai des problèmes") de Shyma, sorti le mois dernier, a scandalisé l'Egypte entière pour ses images à caractère "sexuel" et "obscène". Et la chanteuse a fini par avoir des problèmes... mais cette fois-ci avec la justice. Un tribunal égyptien l'a condamnée à deux ans de prison pour ce clip jugé "immoral et incitant à la débauche", d'après le média égyptien en ligne Al-Ahram.

Petites tenues, poses suggestives... La chanteuse danse en lingerie dans une salle de classe, devant un groupe de jeunes hommes visiblement ravis du spectacle. Sur un tableau noir derrière elle, on peut lire "class #69" ou encore "vag" (vagin).

Dans quelques scènes, la jeune chanteuse de 21 ans verse du lait de manière lascive sur des bananes et simule une fellation sur le fruit. C'était apparement la séquence de trop.

Quelques jours avant son arrestation, Shyma a partagé un statut sur sa page Facebook dans lequel elle s'excuse auprès des personnes qui n'ont pas apprécié la vidéo et qui la trouvent "inappropriée". Elle ajoute par ailleurs qu'elle ne s'attendait pas à de telles réactions, parfois violentes, à son égard.

"En tant que chanteuse, je ne fais que chanter, je n'ai pas les connaissances requises pour la mise en scène et autres" se défend-elle. Elle aurait déclaré lors de son interrogatoire avec les autorités avoir fait cela pour la célébrité, d'après le média en ligne Stepfeed.

Le réalisateur du clip, Mohamed Gamal, a écopé de la même peine. Ils auront cependant la possibilité de faire appel et devront s'accommoder d'une amende d'environ 560 dollars.

Les sanctions de ce genre sont monnaie courante en Egypte où l'on ne rigole pas avec les moeurs. En 2015 déjà, deux danseuses avaient été condamnées à six mois de prison pour des clips "trop suggestifs" où elles dansent vêtues de robes courtes aux décolletés plongeants.

Plus récemment, Doaa Salah, présentatrice égyptienne du talk-show "Dody Show", diffusé sur Al Nahar TV, a écopé d'une peine de trois ans de prison pour avoir parlé de grossesse hors mariage à l'antenne lors de son émission.

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