TUNISIE
12/12/2017 12h:03 CET

Au Royaume-Uni, le Brexit devrait profiter aux animaux

Beautiful blonde enjoying day with puppies
milos-kreckovic via Getty Images
Beautiful blonde enjoying day with puppies

ANIMAUX - L'effet papillon. Alors qu'il se démène pour mener à bien les négociations sur le Brexit, le gouvernement britannique a tenu mardi 12 décembre à souligner un point: la sortie de l'UE doit aussi être un succès pour les animaux.

"Nous sommes un pays qui aime les animaux, alors nous allons faire en sorte que le Brexit marche non seulement pour les citoyens, mais aussi pour les animaux que nous aimons et chérissons", a déclaré le ministre de l'Environnement Michael Gove. "Le Royaume-Uni en dehors de l'Union européenne peut avoir des normes plus strictes en matière d'environnement et de bien-être animal", a ajouté Gove, l'un des principaux partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'UE pendant la campagne du référendum du 23 juin 2016.

Histoire de prendre les devants avant la sortie théorique du giron européen prévue en mars 2019, le gouvernement britannique a publié un projet de loi reconnaissant le statut des animaux comme des êtres doués de sensibilité, et prévoyant de nouvelles peines de prison pour les crimes commis à leur encontre. Celles-ci pouvant désormais aller jusqu'à cinq ans de prison contre six mois auparavant.

Le projet stipule que les responsables politiques doivent "tenir compte du bien-être des animaux en tant qu'êtres sensibles dans la formulation et la mise en œuvre des politiques gouvernementales". Un texte susceptible de s'appliquer à certaines activités bénéficiant d'exemptions européennes, comme la tauromachie et la production de foie gras.

"Protecteur du bien-être animal"

La question de ce statut avait été à l'origine d'une vive polémique le mois dernier, après que les députés britanniques eurent voté contre la transposition dans le droit national d'un texte européen reconnaissant les animaux comme des être sensibles.

"Les animaux sont des êtres sensibles qui ressentent la douleur et la souffrance, c'est pourquoi nous inscrivons ce principe dans la loi", a insisté Michael Gove, promettant un Brexit "vert" et "protecteur du bien-être animal".

Réagissant à la publication du projet de loi, la puissante Société royale de protection des animaux (RSPCA) a salué un texte "très courageux", "bienvenu" et "plus fort" que la réglementation européenne. Pour l'ONG Humane Society International, il s'agit "d'un départ prometteur pour l'ambition du ministre d'améliorer la protection des animaux après la sortie de Brexit".

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