TUNISIE
11/12/2017 13h:07 CET

Macron à Caïd Essebsi: "Nous ne pouvons qu'être admiratifs face au modèle de transition démocratique en Tunisie"

Présidence de la République/FB

"Notre relation avec la Tunisie est prioritaire" a martelé le président français Emmanuel Macron à l'Elysée dans le cadre d'une conférence de presse conjointe avec le Chef de l'État Béji Caïd Essebsi qui s'est rendu à Paris pour prendre part aux travaux du sommet sur le climat "One Planet Summit".

Macron a souligné l'importance des liens "exceptionnels" qui unissent les deux pays et s'est attardé sur les différents aspects de coopération entre les deux parties.

Il a qualifié d' "exemplaire" le choix fait par la Tunisie "de l'État de droit et de la démocratie" à la suite du Printemps arabe qui a provoqué la chute du régime de Ben Ali en 2011. "Nous ne pouvons qu'être admiratifs face au modèle de transition démocratique (...) et aux réformes qui sont encore en cours", a-t-il ajouté, en saluant "le courage et la ténacité du peuple tunisien".

Macron en visite officielle en Tunisie les 1er et 2 février

Macron a notamment annoncé qu'il effectuerait une visite d'État les 1er et 2 février en Tunisie sur invitation de Béji Caïd Essebsi. Une visite qui permettrait "d'intensifier" la coopération entre les deux pays, notamment en matière de lutte antiterroriste. Il a, d'ailleurs, évoqué la signature d'un accord-cadre dans la sécurité.

Sur le plan économique, "la France est le premier partenaire de la Tunisie et entend le rester", a déclaré Macron, en annonçant des accords à l'occasion de sa visite.

La France oeuvre pour "une sortie rapide" de la Tunisie de la liste des paradis fiscaux

Le chef de l'État français a souhaité que la Tunisie "puisse quitter" rapidement la liste noire des paradis fiscaux publiée le 5 décembre par Bruxelles. Il a précisé qu’une clause de revue des engagements a été proposée pour que la Tunisie puisse être retirée de la liste des paradis fiscaux, sans attendre la révision annuelle, "sous réserve de l’analyse du groupe du code de conduite".

De son côté, le président Caïd Essebsi a qualifié d'injuste cette décision d'inclure la Tunisie dans la liste des paradis fiscaux. "La Tunisie ne mérite pas de figurer sur cette liste" a-t-il noté en ajoutant que la Tunisie semble visée par cette décision. "J'espère que la justice sera rendue, même si le mal est déjà fait" a-t-il répliqué.

Pour Caïd Essebsi, la déclaration de Trump n’engage que lui

Caïd Essebsi a, par ailleurs, insisté sur sa "convergence de vue" avec le président français sur la décision de Donald Trump de reconnaître Al Qods comme capitale d'Israël. "Le processus de paix semble avoir fait son temps" et "il faut y réfléchir rapidement car la situation risque de se détériorer" entre Israéliens et Palestiniens, a-t-il ajouté.

Le Chef de l'État a estimé que l'initiative prise par Trump est en dehors du droit international tout en affirmant les bonnes relations qu'il entretient avec ce dernier. “La déclaration de Trump n’engage que lui" a-t-il déclaré en rappelant, encore une fois, que l'affaire d'Al Qods concerne l'ensemble des musulmans et des peuples arabes.

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