ALGÉRIE
09/12/2017 08h:40 CET | Actualisé 09/12/2017 08h:40 CET

La décision de Trump est un coup porté aux droits des Palestiniens tels que reconnus par le droit international, selon Alain Gresh

Journalist Alain Gresh Photographed in PARIS (Photo by Eric Fougere/VIP Images/Corbis via Getty Images)
Eric Fougere via Getty Images
Journalist Alain Gresh Photographed in PARIS (Photo by Eric Fougere/VIP Images/Corbis via Getty Images)

La décision de Trump de transférer l’ambassade américaine à Jérusalem (Al Qods) "est un coup porté aux droits des Palestiniens tels que reconnus par le droit international", affirme au quotidien algérien Reporters, le fondateur et directeur du site "Orient XXI" Alain Gresh.

Pour Alain Gresh, la décision prise par le Président américains est "un acte grave qui va à l’encontre des décisions de l’Assemblée générale des Nations unies et tout le droit international, qui est contraire à ce que l’administration Trump vient de décider."

L'occasion pour lui de souligner que "les Etats-Unis font du droit international alors qu’ils prétendent s’en réclamer dans d’autres circonstances. C’est aussi un appui confirmé, qui n’est pas vraiment nouveau, à la politique extrémiste menée par Netanyahu qui, malgré toutes les déclarations, est une politique d’annexion et de refus de la solution des deux Etats. Et donc dans ces conditions, ce n’est pas un coup au processus de paix puisqu’il n’y a pas de processus de paix depuis dix ans."

M.Gresh, rappelle que les Américains "n’ont jamais été un parrain impartial dans le processus de paix. Ils ont toujours pris position dans tous les débats en faveur de la position israélienne. Ce qu’il y a, c’est que d’une certaine manière, les Palestiniens étaient dans une situation où ils étaient obligés d’accepter la présence des Etats-Unis qui pouvaient apparaître comme un parrain quoi qu’ils ne l’étaient pas, ils le seront encore moins demain."

Cette "grave décision unilatérale de Washington", condamnée par les autres acteurs occidentaux, "n’a aucune signification si ce n’est pas suivi par des mesures". Il mettra dans ce sillage le rôle que doit jouer les l’Union Européenne et les pays arabes, notamment l’Arabie Saoudite. Il reprochera le "double langage qui est assez clair sur les droits des Palestiniens et il n’y a aucune volonté de faire pression, d’agir concrètement, pour la mise en œuvre de ce droit national des Palestiniens".

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