MAROC
04/12/2017 12h:46 CET | Actualisé 04/12/2017 12h:49 CET

Yemen: L'ex-président Ali Abdallah Saleh tué par les rebelles Houthis

Yemen's former President Ali Abdullah Saleh addresses a rally held to mark the 35th anniversary of the establishment of his General People's Congress party in Sanaa, Yemen August 24, 2017. Picture taken August 24, 2017. REUTERS/Khaled Abdullah
Khaled Abdullah / Reuters
Yemen's former President Ali Abdullah Saleh addresses a rally held to mark the 35th anniversary of the establishment of his General People's Congress party in Sanaa, Yemen August 24, 2017. Picture taken August 24, 2017. REUTERS/Khaled Abdullah

YEMEN - L'ex-président du Yémen Ali Abdallah Saleh a été tué lors de combats dans la capitale Sanaa, ont indiqué les rebelles Houthis.

"Le ministère de l'Intérieur (contrôlé par les rebelles) annonce la fin de la milice de la trahison et la mort de son chef (Ali Abdallah Saleh) et d'un certain nombre de ses éléments criminels", a rapporté la chaîne de télévision des Houthis, Al-Massirah, en citant un communiqué. Plus tôt dans la journée, une vidéo montrant des rebelles houthis exhiber le corps d'un homme qui semble être Ali Abdallah Saleh, et qui a été diffusée sur les réseaux sociaux.

La mort de l'ancien président, âgé de 75 ans, a également été confirmé par une des dirigeantes de son parti, le Congrès populaire général (CPG), rapporte l'AFP. "Il est tombé en martyr en défendant la République", a déclaré cette dirigeante.

Les Houthis affrontent depuis mercredi à Sanaa, la capitale yéménite, les partisans de Saleh, leurs anciens alliés. Des affrontements qui ont fait jusqu'à ce lundi matin au moins 100 morts et blessés parmi les combattants mais aussi les civils, rapporte l'AFP de sources sécuritaires et hospitalières.

Ali Abdallah Saleh a présidé le Yémen pendant 33 ans avant de céder le pouvoir en 2012 sous la pression de la rue. Samedi dernier ce dernier avait annoncé vouloir "tendre la main à l'Arabie Saoudite", précise l'AFP. Un geste qui a été qualifié de "grande trahison" par les Houthis, poursuit la même source.

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