ALGÉRIE
20/11/2017 06h:12 CET

Des centaines de femmes et enfants de djihadistes européens, américains et asiatiques en voie d'expulsion d'Irak

NurPhoto via Getty Images
A child who stayed even in the ISIS time and also thorugh the hard fights of liberation with his family in their home in western Mosul in front of a whole of a mortal-explosition in their living room. (Photo by Sebastian Backhaus/NurPhoto via Getty Images)

Environ 300 femmes et enfants de jihadistes étrangers capturés à Mossoul, ancienne "capitale" irakienne du groupe Etat islamique (EI), ont été transférés du nord de l'Irak vers Bagdad, "en vue de leur expulsion vers leur pays", a indiqué lundi à l'AFP un responsable.

"Il s'agit de la deuxième vague et il y en aura encore deux ou trois autres", a précisé à l'AFP Noureddine Qablan, vice-président du Conseil provincial de Ninive.

"Au total, plus de 1.200 membres de familles de jihadistes étrangers seront transférés" depuis le centre de rétention de Tel Keif, au nord de Mossoul, vers un centre de rétention de la capitale, a-t-il ajouté.

Un haut responsable de la sécurité irakienne avait indiqué mi-septembre, à l'arrivée de ces familles à Tel Keif, qu'il s'agissait de 509 femmes et 813 enfants appartenant à 13 nationalités d'Europe, d'Asie et d'Amérique.

Une source au sein du gouvernement irakien avait précisé à l'AFP qu'environ 300 femmes étaient de nationalité turque.

Selon l'ONG Norwegian Refugee Council (NRC), qui réclame "un accès humanitaire à ces femmes et ces enfants", ils sont surtout originaires de Turquie, d'Azerbaïdjan, de Russie et du Tadjikistan.

L'avenir des jihadistes capturés ainsi que de leurs familles fait l'objet de débats dans les pays d'origine.

Les jihadistes français prisonniers en Irak seront jugés en Irak, a par exemple récemment affirmé le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, ajoutant que les enfants seraient traités "au cas par cas".

En Syrie voisine toutefois, des responsables russes sont venus récupérer mi-novembre 13 femmes et 29 enfants tchétchènes dans la ville de Raqa, ancienne "capitale" syrienne de l'EI reprise au groupe jihadiste en octobre.

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