TUNISIE
17/10/2017 13h:04 CET | Actualisé 17/10/2017 13h:25 CET

#MeeToo: Quand les Tunisiennes se mobilisent pour dénoncer les agressions sexuelles dont elles ont été victimes

An Egyptian activist draws graffiti depicting a woman and reading in Arabic: 'No to Sexual Harassement' on a wall outside the presidential palace in Cairo on December 14, 2012. Egypt's mainly secular opposition gathered for last-ditch protests against a new constitution it slams as divisive, but on the eve of a referendum it held back from urging a boycott. AFP PHOTO/PATRICK BAZ        (Photo credit should read PATRICK BAZ/AFP/Getty Images)
PATRICK BAZ via Getty Images
An Egyptian activist draws graffiti depicting a woman and reading in Arabic: 'No to Sexual Harassement' on a wall outside the presidential palace in Cairo on December 14, 2012. Egypt's mainly secular opposition gathered for last-ditch protests against a new constitution it slams as divisive, but on the eve of a referendum it held back from urging a boycott. AFP PHOTO/PATRICK BAZ (Photo credit should read PATRICK BAZ/AFP/Getty Images)

L'affaire Harvey Weinstein continue de soulever des vagues, non seulement à Hollywood, mais dans le monde entier, brisant la citadelle du silence qui ronge beaucoup de victimes, qu'elles soient célèbres ou pas. La parole se libère pour dire stop aux agressions sexuelles.

Les internautes en France ont lancé le hashtag #BalanceTonPorc à travers lequel les témoignages des victimes de harcèlement sexuel ont afflué, donnant lieu à un débat public sur la question.

Les Tunisiennes suivent ce mouvement de masse avec le hashtag #MeeToo (moi aussi). Des Tunisiennes ont livré sur Twitter et Facebook les récits d'agressions sexuelles dont elles ont été victimes ou pour commenter ces campagnes qui tendent à arrêter ce fléau.

Campagne tunisienne contre le harcèlement sexuel

À noter que selon une étude du CREDIF, 62% des femmes interrogées ne réagissent pas après avoir subi une violence morale, 95% ne portent pas plainte, 40 % ne réagissent pas à une agression physique, 23% d'entre elles disent que leur seule réaction est de pleurer et s'enfuir et 82% ne poursuivent pas en justice leurs agresseurs. Quant à la violence sexuelle, 66% des victimes ne réagissent pas et 97% ne portent pas plaintes.

Afin de sensibiliser le grand public sur la gravité de ce phénomène, le CREDIF avait lancé fin septembre 2017 une campagne contre le harcèlement dans les transports en commun. De son coté, la société civile ne cesse d'alerter sur le danger de la banalisation de ce fléau.

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