MAROC
27/09/2017 14h:16 CET

La Turquie suspend ses vols de et vers le Kurdistan irakien

Turkish Airlines aircrafts are parked at the Ataturk International airport in Istanbul, Turkey December 3, 2015. Turkish Airlines, Europe's fourth biggest carrier, said the number of its passengers rose 8.1 year-on-year in January to 4.7 million. In a statement to the Istanbul stock exchange on Tuesday evening February 16, 2016, it said load factor, which measures an airline's capacity utilisation, declined by 2.2 percentage points to 74.2. Picture taken December 3, 2015. REUTERS/Murad Sezer
Murad Sezer / Reuters
Turkish Airlines aircrafts are parked at the Ataturk International airport in Istanbul, Turkey December 3, 2015. Turkish Airlines, Europe's fourth biggest carrier, said the number of its passengers rose 8.1 year-on-year in January to 4.7 million. In a statement to the Istanbul stock exchange on Tuesday evening February 16, 2016, it said load factor, which measures an airline's capacity utilisation, declined by 2.2 percentage points to 74.2. Picture taken December 3, 2015. REUTERS/Murad Sezer

INTERNATIONAL - La Turquie a annoncé mercredi la suspension de ses vols en provenance et à destination du district nord de l'Irak à partir de vendredi prochain.

Les vols de et vers les aéroports d'Erbil et de Souleimaniye sont suspendus à la demande de la Direction générale de l’Aviation civile en Irak qui a informé "les compagnies aériennes étrangères de suspendre tout vol jusqu’à nouvel ordre", indique l’agence de presse Anadolu.

Cette demande des autorités irakiennes entraînera l’incapacité des compagnies aériennes turques, Turkish Airlines, Atlas Global et Pegasus Airlines à assurer leurs vols à destination et en provenance de ces aéroports, a ajouté l'agence.

Cette mesure intervient après le refus du gouvernement du District du Nord de l’Irak de remettre ces aéroports au gouvernement central irakien.

Une décision qui suit le référendum

Bagdad a pris cette décision en réponse à la tenue du référendum de sécession illégitime organisé par le gouvernement de la région autonome du Kurdistan irakien.

Le Conseil des ministres irakien avait décidé, lors d’une réunion mardi, de "soumettre les passages terrestres et aériens du District à la supervision et au contrôle de l’Instance des passages frontaliers (institution fédérale)".

Il a également accordé un ultimatum de 72 heures à l’Administration du District du Nord pour remettre les aéroports et les postes frontaliers au gouvernement central, affirmant que son autorité s’imposera au District selon la constitution.

"Nous sommes obligés de sanctionner"

"Toutes les options sont sur la table, de la sanction économique jusqu'au choix militaire", a martelé mardi le président turc Recep Tayyip Erdogan, tout en espérant qu’il "ne sera pas nécessaire de les utiliser".

Il a affirmé que la Turquie ne resterait sûrement pas sans réaction, appelant vivement les irakiens et Syriens à éviter d’être "instrumentalisés" et à "ne pas tomber dans le piège" de ceux qui "soutiennent les divisions et les séparatismes dans notre région".

"Nous sommes obligés de sanctionner", a averti le chef de l’Etat turc en menaçant de stopper les exportations de pétrole du district du Kurdistan irakien en fermant le robinet, se référant à l’oléoduc Kirkouk-Ceyhan (sud de la Turquie) qui achemine quelque 550.000 barils par jour des champs de pétrole dans le nord de l’Irak en Méditerranée.

"Lorsque nous commencerons à appliquer nos sanctions, vous allez vous retrouver seuls. Il nous suffit de fermer une vanne et le travail est fait. Tous leurs revenus seront bloqués. Si les poids lourds ne vont plus dans le Nord de l’Irak, ils se retrouveront en pénurie de nourriture et de vêtements".

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