TUNISIE
24/09/2017 06h:44 CET

Après le séisme en Corée du Nord, les experts font marche arrière et excluent un lien avec un nouveau test nucléaire

ED JONES via Getty Images
TOPSHOT - In a photo taken on July 21, 2017 pedestrians and vehicles pass before the portraits of late North Korean leaders Kim Il-Sung (L) and Kim Jong-Il (R) in Pyongyang. China urged North Korea August 6 to make a 'smart decision', after the United Nations imposed tough new sanctions on the isolated regime over its missile and nuclear programmes. / AFP PHOTO / Ed JONES (Photo credit should read ED JONES/AFP/Getty Images)

CORÉE DU NORD - Ils sont revenus sur leur première évaluation. Les experts du Service sismique chinois CENC ont indiqué samedi 23 septembre que le séisme de magnitude 3,5 survenu en Corée du Nord plus tôt, près d'un site d'essais nucléaires, n'était pas le résultat d'un nouveau test nucléaire. Ils avaient dans un premier temps évoqué une possible "explosion".

Le CENC a déclaré tard samedi dans un communiqué que l'étude des données ultrasoniques avait permis de déterminer "que l'incident n'est pas une explosion nucléaire mais présente les caractéristiques d'un séisme naturel".

L'Académie chinoise des sciences a également publié un rapport expliquant que le tremblement de terre était vraisemblablement un "effondrement décalé". Elle fait ainsi écho aux hypothèses avancées par des spécialistes internationaux selon qui il s'agissait d'une réplique probable après le sixième test nucléaire mené par Pyongyang le 3 septembre.

Des bombardiers américains près des côtes nord-coréennes

Ce test, le plus puissant jamais mené par la Corée du Nord, avait provoqué un séisme de magnitude 6,3 ressenti jusqu'en Chine. Pyongyang avait affirmé avoir testé avec succès une bombe H.

Les spécialistes avaient estimé que l'énergie dégagée s'était élevée à 250 kilotonnes, soit 16 fois la puissance de la bombe qui avait rasé Hiroshima en 1945. La Conseil de sécurité de l'ONU avait voté dans la foulée un huitième train de sanctions contre Pyongyang.

Les tensions autour des programmes militaires interdits de la Corée du Nord atteignent des sommets depuis ces dernières semaines. Des bombardiers américains ont volé près des côtes nord-coréennes samedi pour envoyer un "message clair".

Le chef de la diplomatie nord-coréenne, Ri Yong Ho, dénonçait lui à l'ONU les propos tenus cette semaine par Donald Trump contre son pays, qualifiant le président américain de "personne dérangée", de "mégalomane" et de "roi menteur".

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