TUNISIE
08/09/2017 07h:22 CET | Actualisé 08/09/2017 07h:22 CET

Tunisie: La mise en place d'un système de surveillance électronique sur les frontières

Zohra Bensemra / Reuters
A road sign shows the direction of Libya near the border crossing at Dhiba, Tunisia April 11, 2016. Tunisia's 2011 uprising created fertile ground for jihadist recruiters. Hundreds of Islamist militants were freed from prison as part of an amnesty for those detained under Ben Ali. Ultra-conservative salafists began to flex their muscle, seizing control of mosques and clashing with secularists. As Tunisia's politics have stabilised, the government has reasserted control, taking back mosques, banning the local al Qaeda affiliate Ansar al Sharia, and forcing many militants to flee. At first the jihadists mostly headed to Syria. But now Libya is more popular with them - many Tunisians have become key figures in Islamic State there. In all, officials estimate that between 4,000-6,000 Tunisians have left to fight for Islamic State and other groups, among them university graduates and professionals recruited online. REUTERS/Zohra Bensemra SEARCH "ZOHRA REMADA" FOR THIS STORY. SEARCH "THE WIDER IMAGE" FOR ALL STORIES.

SÉCURITÉ- Le ministre de la Défense nationale, Farhat Horchani, a officiellement annoncé, jeudi le 7 septembre, le démarrage de la mise en place du système de surveillance électronique sur les frontières sud-est, entre les régions Larzet et Borj El Khadhra (gouvernorat de Tataouine). Financé et exécuté par les Etats-Unis d'Amérique et l'Allemagne, le projet, d'un coût global estimé à 200 millions de dollars, sera prêt au deuxième trimestre de l'année 2018.

Lors d'une conférence de presse, jeudi, à Tunis, le ministre a tenu à rappeler le soutien des Etats-Unis et de l'Allemagne à la Tunisie dans sa transition démocratique et leurs efforts pour impulser la coopération en matière de développement.

Il a cité la contribution des deux partenaires de la Tunisie à développer les capacités opérationnelles des forces armées tunisiennes par les équipements, les formations et les échanges d'expertise et en assurant la coordination en matière de renseignement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

"La Tunisie fait face à des menaces d'un nouvel ordre au regard de la situation sécuritaire en Libye et de ses graves répercussions sur la région du Maghreb et de la Méditerranée ainsi que sur toute la région arabe", a-t-il fait observer.

"La Tunisie compte aussi bien sur ses propres moyens et capacités pour faire face à ces nouvelles menaces que sur la coopération avec les pays amis car le terrorisme constitue une menace pour nous tous".

Le ministre a indiqué que la partie américaine a contribué, dans un premier temps, à la réalisation de la première étape de ce projet de surveillance électronique qui s'étend de Ras Jédir à Dhehiba et dont la réalisation a démarré depuis février dernier.

La partie allemande s'est engagée, de son côté, à réaliser la deuxième partie, de Lazret à Borj El Khadhra.

Su un autre plan, le ministre de la Défense a relevé que la présence de militaires américains en Tunisie ne veut pas dire qu'il existe une base militaire américaine. La protection des frontières, a-t-il expliqué nécessite des technologies de pointe à l'instar des drones ainsi que des experts d'autres pays pour la formation des membres de l'Armée tunisienne.

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Pour sa part, l'ambassadeur allemand Andreas Rinke a souligné le souci de son pays d'apporter son soutien aux forces armées tunisiennes pour leur permettre d' assurer une surveillance efficace des frontières et de se prémunir contre les menaces du terrorisme et de la contrebande".

"Cette coopération tripartite entre la Tunisie, l'Allemagne et les Etats-Unis constitue une fierté", a estimé Rinke, affirmant l'attachement de son pays à aider la Tunisie à rétablir sa stabilité.

De son côté, l'ambassadeur américain Daniel Rubinstein a réaffirmé l'engagement à soutenir la Tunisie dans la sécurisation de ses frontières, la protection de son peuple et le maintien de la stabilité dans la région nord-africaine.

Selon Rubinstein, le projet vise à renforcer les capacités de la Tunisie à intercepter les menaces qui guettent ses frontières.

"Avec ses partenaires, les Etats-Unis se sont engagés à garantir la sécurité de la Tunisie sur le long terme et à soutenir ses efforts à réaliser les réformes économiques nécessaires", a-t-il souligné.

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