TUNISIE
05/07/2017 10h:17 CET | Actualisé 05/07/2017 12h:01 CET

Mohsen Marzouk soutient la tenue du spectacle de Michel Boujnah et s'emporte contre l'esprit "d'isolement"

In February 6th, 2015: Mohsen Marzouk, Cabinet director of the President of the Republic. Portrait of the whole government of Habib Essid with the President of the Republic. Ceremony of swearing-in and photo of the new government to the Palace of Carthage around the President of the Republic B��ji Ca��d Essebsi. 44 Secretaries and Secretaries of State appeared in front of the president of the Republic to take the oath on the Koran. (Photo by Nicolas Fauqu��/Corbis via Getty Images)
Nicolas Fauqu��/Corbis via Getty Images
In February 6th, 2015: Mohsen Marzouk, Cabinet director of the President of the Republic. Portrait of the whole government of Habib Essid with the President of the Republic. Ceremony of swearing-in and photo of the new government to the Palace of Carthage around the President of the Republic B��ji Ca��d Essebsi. 44 Secretaries and Secretaries of State appeared in front of the president of the Republic to take the oath on the Koran. (Photo by Nicolas Fauqu��/Corbis via Getty Images)

Revenant sur la polémique entourant le spectacle annoncé de l'humoriste Michel Boujnah au Festival international de Carthage, le Secrétaire Général du parti Machrou' Tounes Mohsen Marzouk a appelé à l'ouverture dans une publication publiée sur sa page Facebook.

Selon lui, "Michel Boujnah est un citoyen tunisien qui a défendu la Tunisie dans tous les médias internationaux en utilisant sa notoriété. Et à chaque fois qu'il parlait de la Tunisie, ses larmes précédaient sa parole".

"Certains mènent aujourd'hui une campagne pour l'empêcher de présenter un spectacle culturel dans différents festivals, et c'est ainsi que certaines de nos élites donnent de nouvelles leçons en matière de haine, d'ingratitude, la prise à la légère de l'intérêt national" sous prétexte d'avoir porter atteinte à la cause Palestine "qui est notre à cause à tous" a-t-il souligné.

"La réalité est qu'il n'a pas porté atteinte à la cause palestinienne, ni aux personnes, ni aux idées contrairement à ceux et celles qui se cachent derrière cette campagne contre Boujnah" a rajouté Mohsen Marzouk pointant du doigt des "pages (...) qui acclamaient les cheikhs de la discorde et du terrorisme qui ont pollué nos pays".

"Et le plus décevant, c'est que certains milieux 'progressistes' ont suivi avec naïveté ou bêtise ce chemin erroné, répétant les mêmes erreurs fondamentales qu'ils commettent constamment" a-t-il regretté.

S'emportant également contre le communiqué du ministère des Affaires culturelles, Mohsen Marzouk affirme que celui-ci n'est basé que sur "la peur et le calcul, n'ayant rien à voir avec la Culture, ni avec une vision civilisationnelle".

"Comment développer le tourisme, l'investissement et l'esprit d'ouverture dans notre pays affligé quand certains prônent l'isolement, l'extrémisme, le populisme et l'ignorance culturelle profonde?" conclut-il.

La programmation de l'humoriste français d’origine tunisienne Michel Boujnah à l'édition 2017 du festival de Carthage suscite la polémique depuis plusieurs jours.

Une lettre ouverte intitulée "Nous ne voulons pas de sionistes, quelque soit leur nationalité, sur nos scènes et dans nos festivals" a été adressée au ministère des Affaires culturelles pour annuler son spectacle.

Sur les réseaux sociaux les avis sont partagés entre les pour et les contre. Certains appellent en effet au boycott de l'artiste en arguant que ce dernier est un pro-sioniste et pro-israélien. Alors que d'autres mettent en avant son attachement à son pays natal, la Tunisie, et des multiplient éloges du pays dans les médias français et étrangers.

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