TUNISIE
29/06/2017 12h:20 CET | Actualisé 29/06/2017 12h:21 CET

Hafedh Caid Essebsi appelle à un remaniement ministériel et veut plus de place pour Nidaa Tounes

FETHI BELAID via Getty Images
Hafedh Caid Essebsi, Vice-President of Tunisia's ruling Nidaa Tounes party and son of the Tunisian President Beji Essebsi, attends a meeting for the Executive Bureau of the party on November 12, 2015 in Tunis, to try to solve the problems that the party has experienced in recent months. The secularist Nidaa Tounes, elected to power last year in a vote hailed as a democratic victory after Tunisia's Arab Spring revolt, has been riven by months of infighting and 31 lawmakers from the party resigned from their parliamentary bloc on November 9, deepening a row over party succession. AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Dans un statut publié sur sa page Facebook, Hafedh Caid Essebsi, dirigeant de Nidaa Tounes et fils du président de la République, a appelé un remaniement ministériel.

"10 mois après l'Accord de Carthage, un remaniement ministériel en profondeur est devenu aujourd'hui inéluctable et devrait même en toucher la structure" a-t-il affirmé.

Cette appel au remaniement est nécessaire selon lui afin de donner plus d' "efficacité et de cohésion au travail gouvernemental", balayant le poids de Nidaa Tounes sur le travail gouvernemental: "La preuve la plus grande est qu'il suffit de voir le nombre de conseillers du chef du gouvernement qui ne sont pas membres de partis politiques pour comprendre qu’un tel argument est faux". Selon lui, certains cadres du parti pensent même être "délaissés politiquement".

Cependant a-t-il noté, le gouvernement ne peut atteindre ses objectifs "sans prendre en considération -objectivement- le choix du peuple tunisien qu'il a exprimé lors des élections d'octobre 2014 en faisant de Nidaa Tounes le premier parti du pays".

Ses résultats doivent être pris en considération respectant ainsi "la volonté du peuple mais aussi le processus démocratique, sans y porter atteinte sous quelque appellation que ce soit", faisant ici référence au gouvernement d'Union nationale issu de l'Accord de Carthage et regroupant plusieurs partis et organisations.

Mercredi, le secrétaire général de l'UGTT, Noureddine Taboubi avait également appelé à un remaniement ministériel partiel mais également à une restructuration de l'équipe gouvernementale.

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