TUNISIE
30/05/2017 10h:29 CET | Actualisé 30/05/2017 10h:52 CET

Le vice-président de l'Assemblée appelle les députés soupçonnés de corruption "à prendre leur responsabilité"

Tunisian 'Ennahdha' co-founder Abdelfattah Mourou gives a speech during the fifth annual meeting of the Moroccan movement for Unification and Reform (known as Attawhid Wal'Islah in Arabic and MUR in French) on August 9, 2014 at the Mohammed V theatre in the capital Rabat. The meeting, with this year's theme being 'Reforms, cooperation and responsability', gathers political local and foreign representatives, coming notably from Sudan, Tunisia, Algeria and also from Europe.  AFP PHOTO / FADEL SENNA        (Photo credit should read FADEL SENNA/AFP/Getty Images)
FADEL SENNA/AFP/Getty Image
Tunisian 'Ennahdha' co-founder Abdelfattah Mourou gives a speech during the fifth annual meeting of the Moroccan movement for Unification and Reform (known as Attawhid Wal'Islah in Arabic and MUR in French) on August 9, 2014 at the Mohammed V theatre in the capital Rabat. The meeting, with this year's theme being 'Reforms, cooperation and responsability', gathers political local and foreign representatives, coming notably from Sudan, Tunisia, Algeria and also from Europe. AFP PHOTO / FADEL SENNA (Photo credit should read FADEL SENNA/AFP/Getty Images)

Le vice-président de l'Assemblée des représentants du peuple Abdelfattah Mourou a appelé, mardi en plénière, les députés soupçonnés de corruption à prendre "leur responsabilité face à la justice, au peuple, politiquement et historiquement".

Pour lui, "cette assemblée ne fait pas dans la corruption et n'est pas touchée par la corruption". Il appelle, en outre, à considérer ces députés comme "des personnes" et refuse "que l'on soupçonne cette Assemblée de corruption car il s'agirait d'une remise en cause de l'un des acquis de l'État".

"Nous, en tant qu'Assemblée ne sommes pas touchés par la corruption. Et s'il s'avère qu'il y en a, il faudra purifier l'assemblée des corrompus" a-t-il indiqué ajoutant que la présidence de l'Assemblée des représentants du peuple est prête à dénoncer quiconque ayant un lien avec la corruption.

Concluant sa tirade, le vice-président de l'Assemblée met en garde contre "l'usage politique de cette affaire" visant des députés notamment après la diffusion sur les réseaux sociaux d'une liste de députés "affiliés" à des réseaux de corruption.

De son côté, le député du mouvement Echaâb, Salem Labiadh, a appelé à la création d'une commission d'enquête afin de faire la lumière sur les soupçons pesant sur certains députés et ce avant que la justice ne s'occupe de cette affaire.

Affirmant "vouloir croire en l'initiative de Youssef Chahed", le député lui lance un défi: publier les rapports des organes de contrôle rattachés au Premier ministère, au ministère de l'Économie et au ministère des Affaires foncières, "et là, nous saurons qui est corrompu, de qui ne l'est pas".

Au courant de la semaine, une liste contenant plusieurs noms de députés a été publiée sur les réseaux sociaux avant d'être retirée. Lundi, le bloc parlementaire de Nidaa Tounes a tenu une réunion de crise au cours de laquelle le parti a dénoncé fermement une “campagne tendancieuse s’évertuant à exploiter les récentes arrestations pour nuire à l’image de plusieurs députés du parti”.

Le chef du gouvernement s'adressera prochainement face aux députés afin d'expliquer les derniers évènements survenus dans la lutte contre la corruption.

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