TUNISIE
17/04/2017 05h:49 CET | Actualisé 19/04/2017 08h:47 CET

République Démocratique du Congo: Les nouvelles découvertes du génocide sous silence

Kenny Katombe / Reuters
Congolese soldiers from the Armed Forces of the Democratic Republic of Congo (FARDC) assemble their ammunition during their offence against the rebels from the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) in Kirumba village of Rutshuru territory in eastern Democratic Republic of Congo, February 28, 2015. Congolese government forces ousted rebels from hills in heavy fighting in North Kivu province on Friday, an army spokesman said, cranking up a campaign to crush an insurgency at the heart of two decades of conflict. The rebel ranks contain remnants of fighters involved in neighbouring Rwanda's genocide in 1994. Since moving into chaotic eastern Congo, they have sought to exploit the region's rich deposits of gold, diamonds and tin and waged periodic war with the Kinshasa government and other armed groups. Picture taken February 28, 2015. REUTERS/Kenny Katombe (DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO - Tags: CIVIL UNREST CRIME LAW POLITICS SOCIETY)

Comptabilisant plusieurs millions de morts depuis 1994, la République Démocratique du Congo (RDC) connaît actuellement un des génocides les plus meurtriers de l’ère contemporaine, un drame humanitaire dont on parle pourtant très peu.

La région, située au cœur de l’Afrique, est extrêmement riche en ressources naturelles et est paradoxalement une des régions les moins favorisées de la planète.

Dernièrement, les violences opposant les forces de l’ordre aux miliciens Kamwina Nsapu, qui ont déjà causé la mort de plus de 400 personnes ont révélé d’autres trouvailles macabres.

La récente découverte de 13 nouvelles fosses communes dans le centre du Congo Kinshasa – rapportée par des enquêteurs de l’ONU – s’ajoutant aux 10 autres trouvées le 22 mars dernier dans la région du Kasaï, vient alourdir le bilan.

José Maria Aranaz, directeur du bureau conjoint de l’ONU aux droits de l’homme évoque la présence d’autres fosses à proximité. "Nous n’avons pas encore enquêté dans la province de Lomami, mais nous continuons le travail puisque l’existence d’autres fosses communes est signalée" annonce t-il dans des propos rapportés par l’AFP il y a quelques jours. Avant d’ajouter "l’estimation du nombre des morts dans ces fosses communes est du ressort des autorités congolaises".

Rappelons aussi que le 12 mars dernier, 2 enquêteurs de l’ONU avaient été retrouvés morts avec 4 de leurs accompagnateurs dans le Kassaï.

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