MAROC
13/02/2017 10h:23 CET | Actualisé 13/02/2017 13h:22 CET

Le CNDH finalise une étude sans précédent sur la culture des droits humains au Maroc

DR

DROITS HUMAINS - "Il s'agit de la plus grande étude réalisée sur le sujet depuis l'indépendance", se félicite Driss Yazami, président du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH). Une grande enquête sur la culture des droits humains, menée par le CNDH, qui a concerné 3580 ménages dans tout le territoire national.

Dans chaque ménage, "nous avons interrogé un adulte, et un adolescent lorsqu'il y en avait, avec deux questionnaires distincts. Les sondés étaient tirés au hasard", déclare au HuffPost Maroc le président du CNDH.

L'étude, dont la rédaction est en cours de finalisation, sera présentée lors d'une conférence de presse "dans un mois maximum", indique Yazami.

"La jeunesse n'est plus un moment de passage"

L'objectif pour le CNDH, est de "faire le point sur la culture des droits de l'Homme dans la société marocaine, mais pas que. Sur les réseaux sociaux, il y a toute une série de débats -qui n'ont pas commencé aujourd'hui- sur les droits de l'Homme. Il y a aussi, parfois, un langage de haine, un langage violent qui émerge", explique Driss Yazami, qui estime que la question des réseaux sociaux interpelle. "Nous ne pouvons pas simplement continuer d'agir en matière d'éducation aux droits de l'Homme, avec les méthodes classiques que nous utilisons depuis des années".

Pour le président du CNDH, il est aujourd'hui nécessaire d'adopter "une stratégie intégrée pour la jeunesse, qui soit globale. L'idée centrale que je défends est que la jeunesse a, aujourd'hui, un poids démographique important dans la société". Ce phénomène "est la conséquence de la transition démographique marocaine. Nous sommes en train d'accueillir, et allons accueillir pendant les deux prochaines décennies les effets du baby-boom marocain. Il y a des centaines de milliers de jeunes qui arrivent dans la société. Et la jeunesse n'est plus simplement un moment de passage", ajoute Yazami. "Il y a trente ans, on passait de l'enfance à l'âge adulte, en raison du mariage précoce et en raison, aussi, du passage très rapide à la vie active. Aujourd'hui, la jeunesse est un nouvel acteur social qui mérite un traitement global", ajoute-t-il.

LIRE AUSSI: