MAROC
09/02/2017 10h:39 CET | Actualisé 09/02/2017 10h:40 CET

On connaît les chefs d'accusation retenus contre les accusés de l'effondrement d'un immeuble à Sbata

MAP

JUSTICE - Le ministère public a confirmé, mercredi 8 février à Casablanca, les chefs d’accusation retenus contre les accusés dans le cadre de l’affaire de l'effondrement en août dernier d'un immeuble dans le quartier de Sbata qui a causé la mort de quatre personnes.

Au terme d'une audience qui a duré plus de cinq heures, le parquet a invoqué les chefs d’inculpation retenus contre les accusés, dont l’homicide involontaire, la corruption et la construction de bâtiment non conforme à l'autorisation délivrée. Parmi les huit prévenus poursuivis en état de détention provisoire figure le propriétaire de l'immeuble, un technicien de l'arrondissement urbain et un architecte.

Corruption de fonctionnaire

Le ministère public a indiqué que le propriétaire de l’immeuble a exploité sa relation avec l’un des fonctionnaires poursuivis dans le cadre de cette affaire. À la clé, l’obtention de documents en vue d’obtenir de manière illégale une autorisation de construction, moyennant une contrepartie financière. Le propriétaire s'est ainsi arrogé le pouvoir de construire quatre étages au niveau de cet immeuble, dont la date de construction remonte à 1960 sur un terrain fragile.

La Chambre correctionnelle près le tribunal de première instance d'Aïn Sbaa a décidé de reporter jusqu’au 22 février courant l’examen de cette affaire après avoir auditionné toutes les personnes poursuivies.

Cet effondrement rappelle celui du quartier Bourgogne à Casablanca, en juillet 2014, quand trois immeubles se sont effondrés en même temps, provoquant la mort de pas moins de 23 personnes et blessant une cinquantaine d'habitants. Des peines de 2 à 5 ans de prison ferme, assorties de lourds dommages et intérêts, avaient été prononcées en février 2015 à l'issue du procès du "drame de Bourgogne".

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