MAROC
08/02/2017 07h:03 CET | Actualisé 08/02/2017 11h:20 CET

Majorité gouvernementale: Akhannouch esquisse une sortie du tunnel

Facebook/Akhannouch

BLOCAGE GOUVERNEMENTAL- Après plus de 120 jours sans majorité et un gouvernement qui peine à se constituer, une déclaration plutôt conciliatrice du patron du RNI, Aziz Akhannouch, intervenue auprès de nos confrères de Chouf TV , laisse espérer une sortie de crise plus ou moins rapide. S’exprimant dans les couloirs du Sofitel de Rabat, le milliardaire originaire du Souss a en effet affirmé que "Abdelilah Benkirane est le chef de notre gouvernement, et il doit mener ce dernier de l’avant, et nous sommes disposés à composer avec lui une majorité et à travailler ensemble".

Dans une allusion à peine voilée aux blocages récents portant sur l’inclusion de l’USFP au sein de la majorité gouvernementale, Akhannouch a ajouté qu’il n’y "a pas de mal à ce qu’il (Benkirane) nous indique les conditions acceptables pour que nous travaillions ensemble. Nous avons d’ailleurs indiqué depuis le premier jour au sein du Rassemblement National des Indépendants que nous sommes disposés à entrer au gouvernement et à faciliter la tâche du Chef du gouvernement", avant de lâcher "s’il y a encore des obstacles, nous devons les lever…" .

"Nous sommes disposés à entrer au gouvernement et à faciliter la tâche du Chef du gouvernement"

Est-ce à dire pour autant que Aziz Akhannouch serait prêt à accepter d’écarter l’USFP de la majorité ? Rien n’est moins sûr. En effet, il semblerait que l’axe RNI-USFP se soit renforcé au cours des dernières semaines, notamment suite à l’élection de Habib El Malki à la tête du Parlement, bien que son parti ne dispose que d’une vingtaine de sièges au sein de la chambre basse. Dans ce contexte, bien que le chef du gouvernement aie réitéré dans une déclaration aux médias dimanche, qu’"aucun développement récent n’est intervenu pour composer une majorité" , dans la foulée de la sortie de Akhannouch, une autre sortie médiatique vient conforter l’hypothèse selon laquelle les négociations pourraient reprendre sous peu. En effet, Nabil Benabdallah, secrétaire général du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS), allié au PJD, a déclaré lors d’une réunion publique partisane hier qu’il est "nécessaire d’accélérer la constitution d’une majorité gouvernementale, et ce en conformité avec la volonté populaire".

Dans ce cadre, les jours à venir seront déterminants pour la reprise des discussions entre les différents protagonistes, le calendrier étant désormais éclairci suite à la finalisation du retour du Maroc dans l’Union Africaine, qui nécessitait de fait une communion nationale et une pause dans l’agenda partisan.

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